Volume d’entraînement. Trouver son sweet spot pour progresser sans s’épuiser.

Je souhaitais aujourd’hui aborder la question du volume d’entraînement, question sensible car ô combien individuelle et privée, et en même tout aussi publique. Le volume d’entraînement s’affiche partout : instagram, strava, comme un trophée, une fierté, une preuve de ce que l’on vaut en course à pied, en cyclisme ou en natation, de ce que l’on est capable de faire… parfois et même souvent au détriment de ses sensations réelles.

Il n’est pas rare lors de mes consultations que l’athlète aborde à un moment sa frustration à ne pas pouvoir en faire autant qu’un(e)tel(le), son incompréhension face à tant d’images démontrant une énergie incroyable et durable « mais où trouve-t-il toute cette énergie? » :-), des performances qui ne s’arrêtent jamais.
Pourquoi elle et pas moi? Qu’est-ce qu’il fait de plus que moi pour être toujours en forme? Comment ça se fait que je ne progresse pas alors qu’elle a déjà fait un ultra après 1 an de pratique seulement? Moi aussi je veux faire pareil !

Mon premier point concerne donc, vous l’avez compris, la dangerosité à considérer tout ce qui se partage sur internet comme étant une vérité absolue : On le sait tous, chacun partage ce qu’il choisit de montrer de sa vie et en général, ces partages concernent les 2 meilleurs % de l’existence de celui ou celle qui publie.
La séance ratée, le cardio qui s’emballe, la fatigue nerveuse, l’absence de libido, les douleurs ostéo-articulaires ou la perte du cycle font rarement partie du tableau que la majeur partie des athlètes ont envie de dévoiler sur les réseaux.

Ensuite, même si l’on suit des athlètes avec un plus gros volume que le nôtre, des capacités stratosphériques ou vivant dans un cadre idyllique avec la possibilité de courir en montagne ou de skier tous les jours, il s’agit de leur vie, et cela ne rend pas la nôtre moins douce, captivante, belle et exceptionnelle. Évidemment, en perdant 2 à 5h par jour à scroller en se morfondant sur tout ce que l’on ne peut pas faire et tout ce que eux font, ça ne va pas nous aider à réaliser combien notre vie est riche, et surtout, pendant ce temps, on ne s’entraîne ni ne se repose :-)

Tu dois te demander où je veux en venir?

Pas seulement à la critique des internets mais aussi à ce que cela engendre comme comportements ; à savoir, une pratique (parfois non réfléchie) qui ne correspond plus à nos capacités et à nos besoins, mais qui va vers la surenchère continuelle et la non-écoute de soi, le tout sur fond de déficits énergétique et micro-nutritionnels…

Et ça, ça mène tout droit au surentraînement, à la non progression, et la perte de santé physique et même mentale.

À force de voir telle influenceuse enchaîner les courses phares, tel athlète s’entraîner X heures par semaine, on a vite fait de vouloir faire pareil. Augmentation du volume hebdomadaire, collection de dossards, inscriptions à des courses qui ne correspondent pas à nos capacités réelles, (coucou le premier ultra après six mois de pratique et seulement un semi de couru) ajout de renforcement musculaire ou de sports croisés, sans que derrière la stratégie nutritionnelle ou la récupération ne soient réfléchies une seconde.



Résultat : ça tient quelques semaines ou mois, voire quelques années pour les plus chanceux et un jour, c’est la dégringolade, toutes les cartouches ont été brûlées : Le corps ne peut plus suivre, le mental non plus, les troubles hormonaux s’installent insidieusement, les déficits micro-nutritionnels se creusent et hop, c’est la fameuse bascule dont je parlais dans cet article avec son lot de blessures, d’épuisement, de troubles de l’érection ou du cycle menstruel.

Et c’est à ce moment que vous me confiez en consultation que, plus vous vous entraînez, plus vous régressez, que vous avez l’impression d’aller moins bien qu’avant quand vous ne faisiez pas de sport , que vous avez le sentiment de ne jamais récupérer complètement et d’être pris au piège… qu’à l’origine vous avez commencé la course à pied pour être moins stressée, plus en forme, et que c’est pire qu’avant.
Ces phrases, je les entends régulièrement en consultation…

Souvent je vous explique comment insidieusement vous avez glissé dans le surentraînement, pourquoi votre corps n’a plus les capacités de faire face à votre volume d’entraînement, et pourquoi il va falloir réfléchir à votre volume idéal, celui qui vous permettra de reprendre l’entraînement, puis ensuite de progresser sans épuiser votre organisme et votre mental, ou du moins juste assez pour que derrière puissent se produire les adaptations nécessaires.

Et ce volume, ce sweet spot, il vous est propre et il n’est pas figé !

Tel athlète progressera avec 5h d’entraînement par semaine quand un autre pourra enchaîner 10-15h sans problématique particulière. Tout cela est individuel et dépendant de facteurs dont la maitrise varie en fonction de la nature.

Mais pourquoi est-ce si différent d’un athlète à un autre? Ne sommes-nous pas tous égaux?

A priori, non.

Nos capacités physiques dépendent de la chance que l’on a eu à la naissance (notre VO2max est déterminé à 42% par notre génétique)1, de notre mode de vie, de notre âge, de notre historique d’athlète, de notre statut micro-nutritionnel, de notre niveau de stress, de notre façon de nous alimenter, de nous hydrater, de dormir, de respirer, de notre vie de famille, et de notre capacité à encaisser les différents stress physiologiques auxquels nous sommes confrontés ! ça fait beaucoup, je suis d’accord.

D’une personne à une autre, la réponse physiologique à un entraînement sera donc totalement différente. Comment peut-on imaginer comparer les performances d’une maman avec une charge mentale XXL à celles d’un jeune homme célibataire? Ou celles d’un athlète élite qui vit de sa pratique à celles d’un athlète amateur qui cumule vie professionnelle, vie familiale et pression personnelle? Il y a autant de façons de répondre à l’entraînement qu’il y a d’athlètes.

Mais alors quelles variables, parmi celles que l’on peut maitriser, impactent le plus nos capacités?

Les variables qui font qu’un athlète n’arrive plus à maintenir son volume, et que je retrouve le plus souvent en consultation sont :

1/ Les déficits micro-nutritionnels
2/ Le déficit énergétique
3/ Le cumul de stress physiologiques et psychologiques
4/ Un volume d’entraînement inadapté / un non respect des allures

Ce qui m’amène souvent à aborder, en parallèle des autres points, la question du volume idéal.

Mais qu’entend-t-on par volume idéal?

Par volume idéal, j’entends un volume qui permet à l’athlète de s’entraîner régulièrement et de progresser sans mettre à mal sa santé, et sans l’emmener droit dans le mur du surentraînement et de l’épuisement. Un volume qui permette l’adaptation et donc la progression, ni plus, ni moins.

Ce volume est individu-dépendant, il peut varier en fonction des saisons, des motivations de l’athlète, de sa santé globale, de son âge.

Ce qui va impacter positivement ce volume idéal :

  • Une nutrition satisfaisante tant sur un plan quantitatif que qualitatif
  • Un excellent statut micro-nutritionnel
  • Une quantité de stress raisonnable & la capacité à y faire face via différentes techniques
  • Un programme d’entraînement individualisé et le respect des allures demandées

Ton volume idéal n’est pas celui de ton voisin ou de l’influenceuse insta suivie par 250K abonnés qui n’a ni ta charge mentale, ni ta vie de parent, ni ton âge, ni ta Vo2max, et qui est payée pour exposer ses défis sportifs trop cool. D’ailleurs tu ne sais rien de sa vraie réalité, ni de sa santé ou de sa longévité sportive (…)

Ton volume idéal se situe quelque part entre des variables que tu ne maitrises pas et d’autres qui sont entre tes mains, et que tu peux activer : nutrition, micro-nutrition, meilleure gestion du stress, récupération optimale.

Tu te sens concerné(e) par ces questions sans trop savoir par où commencer?
Je peux t’aider. Si tu souhaites bénéficier de mon regard d’experte sur ta nutrition, ton statut micro-nutritionnel, tes capacités de récupération et ta charge de stress globale, je t’invite à me contacter pour réserver ta consultation de bilan initial, via ce formulaire : Réserve ta consultation de bilan initial.


Tu trouveras ici le contenu de mon offre !
Alors à bientôt ?


  1. https://defis.ca/2013/11/20/quel-pourcentage-de-lamelioration-est-attribuable-a-la-genetique/ ↩︎

Les 4 phases du cycle menstruel

Pour mieux vivre son cycle menstruel, il est important de le connaitre et de le comprendre. Lors de mes consultations de naturopathie, je prends régulièrement le temps d’expliquer aux femmes qui me consultent, comment fonctionne leur cycle et comment elles peuvent l’appréhender afin de mieux vivre les énergies qui y sont associées et l’état dans lequel elles se trouvent au fil des phases.

Comparer son cycle et ses 4 phases aux cycles de la nature et à ses 4 saisons est une merveilleuse façon de s’y retrouver et de ne plus se sentir passive voire même victime de ses fluctuations hormonales.

Et si le cycle des saisons se décompose entre printemps, été, automne, hiver, le cycle menstruel avec ses 4 phases, s’y accorde harmonieusement : phase folliculaire, phase menstruelle, phase lutéale et phase menstruelle.

Mais voyons maintenant ensemble ce qu’il se passe durant les 4 phases du cycle menstruel et comment ces dernières peuvent être associées aux saisons de la nature.

Petit rappel avant de continuer : la durée d’un cycle est ici donné à titre d’exemple, mais le fameux 28 jours n’est en rien la norme. Bien entendu, si un cycle est trop court (moins de 25 jours) ou trop long (plus de 32 jours), il est judicieux de s’interroger et de consulter son gynécologue, mais en dehors de cela, un cycle doit avant tout être régulier. C’est à dire que si votre cycle est toujours de 30 jours, ou de 27 jours, c’est normal !

Et maintenant, penchons-nous sur cette notion de saisons.

La phase menstruelle (de J1 à J5)

Cette phase marque le premier jour du cycle avec l’arrivée des lunes (ou règles).
Les taux d’oestrogènes et de progestérone sont au plus bas.
D’une manière générale, la femme dans cette phase peut avoir un plus grand besoin de repos et de « solitude », une envie moindre de sortir, de se montrer et d’interagir avec le monde extérieur. Certaines femmes ressentent aussi le besoin de pleurer, comme pour nettoyer le corps et l’esprit d’émotions accumulées pendant le cycle. Si c’est le cas pour vous, laissez faire et accueillez. Vous repartirez ensuite totalement fraîche et reposée.
Cette phase, comme vous l’avez peut-être déjà deviné, est associée aux énergies de l’hiver.

La phase folliculaire (J6 – J 13)

Vient ensuite la phase folliculaire (ma préférée), qui est associée à un pic de sécrétion de LH et d’oestrogènes. L’énergie revient, l’envie de sortir, de bouger, d’entreprendre se fait plus puissante, c’est le printemps et ses bourgeons (je ne parle pas d’actée là) qui fleurissent, les journées qui rallongent et les couleurs qui se réinstallent dans notre quotidien. Si vous pratiquez une activité physique, vous êtes normalement à votre maximum à ce moment du cycle, c’est l’occasion d’intégrer des séances d’intensité et de pousser la machine.

La phase ovulatoire (J14 – J16)

En phase ovulatoire, c’est le plein été, cette phase qui correspond à l’ovulation et à une sécrétion maximale d’oestrogènes et de LH nous donne le sentiment d’être belle, désirable, alignée et remplie d’énergie. Le teint est plus clair, le grain de la peau plus resserré, la libido monte en flèche et avec elle l’envie de sortir, d’échanger, de vivre pleinement sa vie de femme.
Malheureusement ce plein été ne dure que 4 à 5 jours… Il faut donc savoir en profiter, voire même le faire durer avec quelques tips que je vous partagerai bientôt !

La phase lutéale (J17 – J28)

Une fois ce plein été passé, c’est l’automne qui s’installe, et parfois de manière assez violente avec un effondrement des sécrétions d’oestrogènes et de LH au profit d’un rebond des secretions de progestérone. Certaines femmes peuvent alors subir un fort syndrome prémenstruel et se sentir plus fatiguée (même épuisée) qu’à leur habitude, être sensible, triste, voire déprimée, découragée, ou encore voir leur sommeil perturbé, leur appétit déréglé, subir des maux de tête et autres troubles franchement désagréables en plus d’être incompris par … (ajoutez qui vous voudrez).
Le syndrome prémenstruel dépend de nombreux facteurs dont je reparlerai dans un prochain article et peut être amélioré via la micronutrition, mais aussi la gestion du stress et du sommeil, la prise de plantes spécifiques ou la pratique d’une activité physique aérobique. (marche rapide, footing, natation douce, vélo…) je dédierai un article aux bienfaits du sport sur la santé des femmes très prochainement.

Voilà pour les 4 saisons du cycle menstruel et les 4 saisons de la nature. Je crois qu’il y a ici matière à réfléchir et à comprendre son cycle de façon plus imagée et à se sentir également plus en phase avec la nature cyclique qui anime nos vies.

J’en parle dans mon livre Guérisseuse, plantes et rituels pour éveiller sa puissance féminine. Je suis convaincue de l’importance pour chaque femme de comprendre et d’épouser sa nature cyclique, de se rapprocher de la nature et des plantes afin de mieux prendre soin d’elle et des autres. Il y a en la nature un principe guérisseur dont il serait dommage de se passer.

Et vous votre cycle, vous le vivez comment?
Échangeons en commentaire !

À très vite pour un prochain article,

Emilie Vagner – Naturopathe & micronutritionniste