Fatigue chronique du coureur, la reconnaitre et en sortir !

Copyright Emilie Vagner

Cet article et son contenu ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel. En cas de fatigue durable et inhabituelle, je vous invite à consulter votre médecin traitant. Une fatigue qui ne s’explique pas ou qui semble démesurée peut être le signe d’un problème de santé grave.

La fatigue est un sujet récurrent chez le coureur d’endurance qui doit constamment jongler entre entraînement, vie personnelle, travail et principe de réalité. Et avec le temps, cet équilibre peut vite s’avérer fragile et entrainer l’athlète vers une fatigue, qui, à force d’être ignorée ou minimisée, se transformera invariablement en épuisement.

En effet, lorsque l’on n’y prête pas attention, que les sources de fatigue s’accumulent et que derrière la récupération est insuffisante ou de piètre qualité, alors la fatigue chronique peut s’installer, et faire insidieusement le lit du surentrainement ou du burn-out du sportif.

Attention donc à rester vigilant aux signes que vous envoie votre corps et à savoir y répondre de manière adaptée et immédiate pour ne pas vous laissez glisser vers un épuisement dont il sera bien plus difficile de sortir après.

Fatigue? Fatigue chronique? Surentrainement?
Qu’est-ce qui les différencie? Comment savoir où on en est?

* La fatigue : C’est une réaction normale et proportionnée du corps face à une sollicitation externe dont on se remet facilement.

Exemple :
Je sors d’un gros bloc d’entrainement > Je suis fatigué(e), mon corps récupère et s’adapte, je retrouve mon énergie d’avant.
J’ai un peu moins bien dormi cette nuit > Je suis un peu plus fatigué(e) qu’à l’habitude
Cette fatigue ne s’installe pas et disparait lorsque la personne peut se reposer, dormir, faire une sieste, être en week-end. Bref, récupérer correctement.

Manifestations physiques et psychiques : bâillements, envie de faire la sieste, mollesse qui cèdent après repos. Cet état de fatigue normale ne dure jamais plus de 48h.


* La fatigue chronique : Plus ennuyante, elle s’installe lorsque les sollicitations externes provoquant une fatigue habituellement normale s’accumulent dans le temps (ou se multiplient) et que l’athlète ne parvient plus à récupérer durablement : Il y a une oscillation permanente entre « finalement ça va » et « ah non en fait je suis fatigué(e) » L’athlète est sur le fil et comme ses adaptations ne se font plus correctement, il peine à récupérer et ne progresse plus.

Exemple :
Je suis en prépa marathon + mon enfant me réveille la nuit + Je ne mange pas suffisamment + J’ai des soucis au travail.
J’ai augmenté mon volume et l’intensité de mes entrainements, j’ai enchainé plusieurs compétitions à la suite.

Les sources de fatigue sont trop nombreuses et la récupération en face insuffisante ; résultat, l’athlète bascule dans un état de fatigue constant dont il peine à se remettre vraiment.

Manifestations physiques et psychiques : Irritabilité, difficultés à dormir ou sommeil qui ne semble jamais suffisant, allongement du temps de récupération, difficulté à s’entrainer, perte de concentration, VFC en baisse, instable, fréquence cardiaque augmentée à l’effort, perte de plaisir à l’entrainement, baisse immunitaire (l’athlète tombe de plus en plus souvent malade)


* Le surentrainement : Encore plus problématique, le surentrainement arrive lorsque le corps ne tient plus et est complètement dépassé par les stress qu’il reçoit et dont il n’arrive plus à se remettre du tout. Là, l’athlète ne parvient plus à s’entrainer, l’atteinte peut être hormonale / endocrinienne, et affecter le système immunitaire. Le surentraînement concerne jusqu’à deux tiers des athlètes à un moment ou un autre de leur carrière sportive.1

Exemple : Je n’ai pas écouté les signaux que m’envoyaient mon corps alors même que je me savais de plus en plus fatigué, j’ai continué à m’entrainer dur mais je cumule trop de « stress » et ne parvient pas à récupérer du tout. Je bascule, je n’en peux plus.

Manifestations physiques et psychiques : Toutes les manifestations de la fatigue chronique + réveils nocturnes (2 – 4h) énergie le soir alors que la journée est difficile à vivre, incapacité à s’entrainer + atteintes physiques possibles : dépression / perte ou allongement du cycle menstruel ou de la libido chez l’homme / irritabilité +++ / perte totale de plaisir à l’idée de s’entrainer + douleurs musculaires et ostéo-articulaires ou blessures.

Mais quelles sont les différentes sources de fatigue à part l’entrainement?

Souvent, mes athlètes en fatigue chronique s’étonnent de ne pas récupérer alors qu’ils dorment « bien ». C’est oublier qu’il n’y a pas que l’absence de nuit réparatrice qui provoque de la fatigue, et qu’en miroir, le fait de bien dormir peut ne pas suffire à récupérer. C’est d’ailleurs là que la différence se fait entre une fatigue normale et une fatigue chronique.

Voici une liste de facteurs pouvant induire une fatigue chronique. Il n’est pas nécessaire de cocher toutes les cases, parfois 2-3 sources accumulées sur du moyen-long terme peuvent suffire à faire basculer l’athlète.

1. Une charge d’entrainement mal gérée avec trop peu de temps d’adaptation laissée au corps et au mental (trop de volume d’un coup / trop d’intensité d’un coup / trop des deux d’un coup)

2. Une nutrition qualitativement et quantitativement défaillante (déficits en glucides, protéines, lipides, excès de produits transformés, de cuissons fortes, de sucres raffinés…)

3. Des déficits micro-nuritionnels ou carences qui font que le corps ne peut plus assurer du tout à l’entrainement et en récupération (ferritine, coQ10, zinc, vit D, vit B…)

4. Une consommation accrue des réseaux sociaux

5. La comparaison / compétition (Strava…)

6. Trop de stimulations (visuelles, olfactives, auditives) quotidiennes (vivre en ville à contre coeur…prendre les transports chaque jour)

7. Trop de sollicitations externes (notifications, smartphones, ordinateurs, appels, sms, whatsapp…)

8. Des tensions familiales

9. Des troubles fonctionnels plus importants : hypothyroïdie, résistance à l’insuline, dépression…


Alors comment faire quand on se sait en fatigue chronique pour ne pas basculer dans le surentrainement ou le burn-out?

La première des choses à faire, c’est prendre une pause, pour comprendre ce qu’il se passe et analyser les différentes sources de fatigue dans sa vie.

Si l’on n’est pas encore vraiment en fatigue chronique installée, revoir sa charge d’entrainement peut être une bonne idée. Certains types de sorties permettent de relancer les mitochondries et donc la production d’énergie cellulaire, c’est notamment le cas des sorties en endurance fondamentale.
Mais il importe aussi de ne pas laisser complètement l’intensité de côté car elle joue un rôle dans la production de mitochondries. À individualiser en fonction du niveau de l’athlète et de sa fatigue.

Quoi qu’il en soit, si vous vous sentez fatigué(e), vous pouvez déjà appliquer les conseils qui suivent (bien sûr, ils sont tous à individualiser pour des résultats durables et solides)

Sortir de la fatigue chronique : Mes conseils de naturopathe et micro-nutritionniste

1. Périodiser et individualiser l’entrainement, trouver un coach à l’écoute, ne plus suivre de programme en ligne qui ne prend pas en compte votre niveau de fatigue ou votre réalité propre.

2. Revoir la qualité et la quantité de sommeil : optimiser avec des plantes (valériane, tilleul, aubépine) ou de la mélatonine végétale / faire attention à respecter – réguler ses rythmes circadiens avec une exposition solaire matinale, des heures de coucher et de lever régulières.

3. Améliorer sa nutrition : Consommer des produits frais, de saison, locaux, les moins transformés possibles / augmenter la part de crudités (si le système digestif va bien) et de principes végétaux colorés / Attention à consommer suffisamment de glucides (complexes de préférence) mais attention aussi à ne pas consommer trop de sucres rapides : les yoyos glycémiques sont épuisants pour l’organisme en plus d’être mauvais pour la santé.

4. Optimiser son hydratation : Boire au moins 2L d’eau par jour : filtrée ou faiblement minéralisée (hors jours de sortie longue ou d’intensité – on favorisera alors une eau riche en minéraux dans des quantités adaptées à ses besoins)

5. Optimiser son statut micro-nutritionnel vérifier les déficits en vitamines et minéraux (les déficits en ferritine sont très fréquents chez la femme et peuvent occasionner une fatigue accrue).

6. Faire un break avec les réseaux sociaux : Passer plusieurs jours en OFF si possible, ou commencer petit avec des périodes de 1 à 2h sans téléphone portable ni notification.

7. Sortir courir sans montre ni data : Cela permet de s’affranchir du stress des allures / FC / KM et de se reconnecter à ses sensations (elles doivent être bonnes)
Réduire l’allure pour juste prendre du plaisir sans ajouter de fatigue.

8. Ralentir, s’offrir des moments de ressourcements : Si vous en avez la possibilité, offrez-vous ou faites-vous offrir un week-end au vert, une séance de hammam ou de sauna, un massage relaxant, deux heures dans un SPA. Détendez-vous, prenez soin de vous.

9. Avoir recours à la phytothérapie : Faire une cure de plantes adaptogènes (une fois que la nutrition / hydratation et que les sources de stress sont identifiées) : rhodiola, ashwaghanda, éleuthérocoque peuvent vous être d’une grande aide. Bénéficier des vertus de l’épinette noire en rituel de massage sur les reins. Me contacter pour plus de détail, l’usage des plantes demande de prendre des précautions et peut-être contre-indiquée dans certaines situations.



En revanche, si vous sentez que votre fatigue devient trop lourde à gérer et chronique et que vous semblez vous y installer, je vous invite à contacter un professionnel qui saura vous accompagner avec un programme adapté afin de vous remettre sur pied et de vous aider à comprendre ce qui vous a fait basculer et comment ne plus partir en fatigue chronique.

L’accompagnement ÉLITE que je propose offre une approche globale 100% individualisée qui me permet de comprendre votre hygiène de vie & votre vie sportive sans rien laisser de côté. De votre statut micro-nutritionnel à vos performances, en passant par vos sensations post séances ou l’eau que vous buvez, j’analyse en profondeur votre mode de vie global pour vous proposer ensuite des outils adaptés à vos besoins et votre réalité et vous permettre de continuer à vous entrainer et à progresser tout en prenant soin de votre santé.

N’hésitez pas à me contacter si vous vous sentez concerné(e)s !

À bientôt et prenez soin de vous, chers athlètes !

Emilie Vagner – Nutritionniste & Naturopathe – Spécialité trail et course à pied

  1. Mc Kenzie D. Markers of excessive exercise. Can J App Physiol 1999;24:66-73. ↩︎

Comment prendre soin de soi par temps de catastrophe. Mes conseils de naturopathe.

Avec une actualité internationale de plus en plus violente et difficile à supporter, une hyper-connexion et un accès facilité à l’information et aux images ou vidéos traumatisantes qui circulent avec une facilité déconcertante sur la toile, de nombreuses personnes peuvent se sentir démunies, particulièrement touchées et submergées par ce qui se passe dans le monde, et avoir le sentiment de perdre pied.

Et lorsque les sources de stress s’additionnent entre elles, c’es la porte ouverte à l’angoisse, l’épuisement, la morosité, la tristesse et la perte de sens dans un monde qui semble basculer dans l’ombre chaque jour un peu plus.

En tant que naturopathe, ces questions me touchent particulièrement car le stress, lorsqu’il devient chronique, a des répercussions certaines sur la santé globale : sommeil perturbé, perte d’appétit, difficultés à se concentrer, fréquence cardiaque et tension augmentées, dépression, peuvent faire basculer l’organisme vers un état de désadaptation loin d’être propice à la santé, la joie et la puissance personnelle.

Le travail du naturopathe est bien d’accompagner ses consultants vers ces trois pôles, et de manière durable, en prenant en compte le principe de réalité et en proposant des solutions pour continuer à vivre par temps de catastrophe, comme dirait Jean-Yves Leloup.

Pour remédier à cela, je vais vous présenter un protocole complet dans lequel vous pourrez piocher en fonction de votre profil et des systèmes qui semblent le plus affectés chez vous.

Bien sûr, et en parallèle, si vous ressentez une trop grande souffrance intérieure ou que vos angoisses sont ingérables et vous paralysent trop, je vous invite à aller consulter un professionnel qui saura vous accompagner et vous offrir l’espace de parole rassurant dont vous avez besoin.

Voici mon protocole de naturopathie pour vous aider à vous protéger de l’actualité et à garder le cap de votre vie malgré l’adversité.

I. Prenez soin de vos émotions.

Il s’agit de vous protéger en prenant suffisamment de distance par rapport à l’actualité sans non plus la nier totalement.

  • Choisissez un (un seul et unique) moment dans la journée (à midi par exemple) pour vous informer. Privilégiez les textes ou la radio mais évitez les détails, fuyez les images et les vidéos violentes qui auront un impact traumatisant sur votre psyché.
  • Au besoin, faites une pause de plusieurs jours avec les médias pour retrouver votre apaisement et revenez à l’actualité lorsque vous vous sentirez moins démuni.
  • Mettez votre cerveau en vacances ou divertissezle autrement en vous adonnant par exemple à une pratique créative ou artistique. Faites un collage, une peinture, écrivez de la poésie, investissez dans un cahier de coloriage zen pour adulte.
  • Prenez un moment dans la journée pour méditer entre 10 à 40′ et plus si cela vous est possible.
    Asseyez-vous, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration sans chercher à contrôler vos pensées. Laissez-les aller et venir en prenant de la distance avec elles. Entrouvrez la mâchoire, détendez le front et esquissez un sourire. Cette pause fera le plus grand bien à votre mental, surtout s’il est plein d’images douloureuses.
  • Respirez ! Ne restez pas en apné. Pratiquez la cohérence cardiaque ou la respiration ventrale. Si vous ne savez pas par où commencer, veillez juste à expirer plus lentement et longuement et à avoir une respiration fluide sans apnées.
  • Pratiquez la gratitude pour ce que vous avez de beau et de positif dans votre vie. Prenez le temps chaque jour de faire le point sur ce qui a été agréable, doux, joyeux dans votre journée.
  • Le fait de se sentir impuissant face à l’actualité peut participer à perturber fortement les personnes les plus emphatiques. À celles-ci je conseillerais de prier (de manière religieuse ou laïque), d’allumer une bougie, de faire un don, de voir comment soutenir sans s’y perdre, une population, une cause…Vous éduquer pour avoir du recul face aux événements et une compréhension intellectuelle et objective de ces derniers peut vous aider aussi à ne plus être à 100% dans l’émotion.

    Mais souvenez-vous surtout que c’est la mise en action qui est le plus souvent salvatrice.
  • Les pratiques suivantes peuvent également vous être bénéfiques : hypnose, sophrologie, acupuncture, hatha yoga…

II. Nourrissez-vous !

L’alimentation a un rôle plus important à jouer qu’on ne l’imagine dans notre bien-être mental. Et si la qualité des aliments que l’on consomme est essentiel, le plaisir pris à cuisiner et lors des moments partagés autour du repas peuvent eux aussi vous apaiser, vous ressourcer et vous procurer de la joie.

Mes conseils en matière de nutrition :

1. Même si votre moral est au plus bas, ne cédez pas à l’appel du sucre et de la malbouffe, et continuez à vous alimenter, même si votre appétit est faible. Cela n’arrangera pas les choses de vous priver ou de mal vous nourrir et ne fera qu’apporter à votre organisme un stress supplémentaire et des carences.

2. Au contraire, optez pour des fruits et légumes colorés de saison, cuisinez vos plats préférés, optez pour des mijotés, des ragouts, des gratins, des plats nutritifs et réconfortants qui viendront soutenir votre homéostasie et réchauffer votre corps. Fuyez les dévitalisants que sont les produits transformés, les sucres ajoutés et les aliments morts (les aliments industriels sans valeur nutritive).

Allez vers le plus brut, le plus bio et le plus naturel.

3. Enfin, prenez le temps de cuisiner, allumez une bougie, écoutez de la musique, faites participer vos enfants, cuisinez à deux ou plusieurs, invitez vos amis. Profitez de ce moment pour vous faire du bien. Nourrissez-vous pleinement.

III. Soignez votre sommeil

Le sommeil peut être fortement perturbé par un trop plein d’informations anxiogènes et déprimantes : difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, mauvaise récupération, cauchemars, vont avoir un impact direct sur votre bien-être à court et moyen terme en modifiant votre fonctionnement hormonal, vous empêchant d’avoir l’esprit clair et le corps régénéré. Notez également qu’un sommeil de mauvaise qualité impacte votre glycémie et votre sensation de faim, vous faisant basculer plus facilement vers le sucre et l’alimentation anarchique.

Pour favoriser un sommeil de qualité je vous invite à :

1. Ne plus consulter vos écrans, tablettes, téléphones à partir de 18h (16h30 en hiver est un idéal à viser)
2. Supprimer les lumières bleues (mode night shift) de tous vos écrans en permanence
3. Éviter X (ancien twitter) / Instagram / Facebook / Tik Tok avant de vous coucher
4. Dormir dans une pièce aérée à 19° max
5. Veiller à ce que votre chambre soit dans l’obscurité (optez pour un masque de sommeil si besoin)
6. Lire un roman, écouter un podcast qui vous fasse voyager, respirer, ou vous étirer avant le coucher (instaurer un rituel)
7. Prendre de la passiflore, de la mélisse, de la verveine, de l’aubépine sous forme de gélules ou d’extraits liquides.
8. Essayer, si vos rythmes sont trop perturbés, de prendre temporairement de la mélatonine naturelle et végétale. La sécrétion de cortisol bloque celle de mélatonine (l’hormone qui vous permet de vous endormir)

IV. Restez en mouvement

Bien qu’une fatigue mentale affecte certainement votre énergie physique, il reste vital de continuer à bouger, voire de profiter de cette période pour mettre en place une activité physique dans votre vie !

Bouger, vous remettre au sport, sortir marcher ou rouler à vélo en pleine nature est thérapeutique. La pratique d’une activité physique aura sur votre organisme l’effet totalement inverse de ce que les informations anxiogènes provoquent sur vous : sécrétion d’endorphines, état méditatif lié à la concentration et à la présence que demande l’activité en question, contact bienfaisant avec la nature, retour à soi, bonne fatigue physique, appétit retrouvé, meilleure oxygénation, respiration régulée. L’activité physique permet de rééquilibrer de nombreuses fonctions du corps, alors ne vous en privez pas !

Si vous n’avez pas l’habitude de faire du sport, le simple fait d’aller marcher 20 à 30′ de plus chaque jour en nature (le matin pour faire le plein de lumière naturelle) ne pourra que vous faire le plus grand bien.

V. Aidez-vous des compléments alimentaires et des plantes

Si vous ressentez trop de stress, faites une cure de magnésium bisglycinate (pour des conseils plus personnalisés, contactez-moi mais comptez 300mg de magnésium total à raison de 3 prises par jour pour un effet bénéfique) le stress provoque des fuites de magnésium, qui occasionnent à leur tour une plus grande sensibilité au stress et à la fatigue nerveuse. Un cercle vicieux dont il faut se libérer à tout prix !

Vous pouvez également vous aider des huiles essentielles, en olfaction, diffusion, ou en application sur le creux du poignet (dilué dans une huile végétale) : l’orange douce, le pamplemousse, la verveine citronnée ou le petit grain bigarade vous apporteront un rayon de soleil et de la joie de vivre quand la lavande fine, l’ylang-ylang, ou la camomille romaine vous apaiseront profondément.

En matière de phytothérapie, de nombreuses plantes peuvent vous aider à retrouver votre calme, et à vous sentir moins stressé. C’est le cas de la passiflore, de la mélisse, de l’aubépine ou encore de la valériane. Différents choix s’offrent à vous : tisanes, d’extraits liquides ou encore de comprimés, sur quelques jours ou en cure plus longue.

Si votre stress dure depuis déjà trop longtemps et que vous vous sentez régulièrement bousculé par l’actualité, une cure de plantes adaptogènes vous sera bénéfique : rhodolia, ashwagandha vous aideront à faire face et à ne pas basculer dans le surmenage. À éviter toutefois si vous prenez déjà des médicaments à visée anxiolytique.
Le ginseng et le guarana, le manguier et la caféine, vous apporteront un effet booster bénéfique si vous avez besoin d’aide pour dépasser l’épuisement et le stress liés aux actualités.

N’hésitez pas, si vous aimez les Fleurs de Bach à faire appel au fameux Rescue original ou à composer votre propre synergie. L’hélianthème et le Marronnier blanc sauront soutenir votre anxiété. L’impatiens vous aidera à retrouver votre calme. Le chêne vous apportera le courage de reprendre votre vie malgré les difficultés rencontrées. L’Olive saura vous aider à démarrer le matin si vous vous sentez fatigué. Les fleurs de Bach se prennent en cure de plusieurs jours ou semaine selon vos besoins, à raison de 5 gouttes 3x/jour. J’invite souvent mes clients à prendre leurs Fleurs de Bach avant une méditation, un temps des respiration.

Enfin, si vous souhaitez bénéficier d’un protocole individualisé pour vous aider à faire face à cette actualité anxiogène, ou à booster votre santé, votre moral et votre longévité, je serais ravie de vous accompagner et vous soutenir avec les outils qui sont les miens.

Contactez-moi pour organiser votre consultation de bilan ou votre suivi sur trois mois.

Prenez bien soin de vous, de vos proches, animaux et ceux que vous aimez.
Apportez la lumière qui manque au monde dans vos actions et paroles quotidiennes.

Emilie Vagner – Naturopathie & Micro-Nutrition

Les 4 phases du cycle menstruel

Pour mieux vivre son cycle menstruel, il est important de le connaitre et de le comprendre. Lors de mes consultations de naturopathie, je prends régulièrement le temps d’expliquer aux femmes qui me consultent, comment fonctionne leur cycle et comment elles peuvent l’appréhender afin de mieux vivre les énergies qui y sont associées et l’état dans lequel elles se trouvent au fil des phases.

Comparer son cycle et ses 4 phases aux cycles de la nature et à ses 4 saisons est une merveilleuse façon de s’y retrouver et de ne plus se sentir passive voire même victime de ses fluctuations hormonales.

Et si le cycle des saisons se décompose entre printemps, été, automne, hiver, le cycle menstruel avec ses 4 phases, s’y accorde harmonieusement : phase folliculaire, phase menstruelle, phase lutéale et phase menstruelle.

Mais voyons maintenant ensemble ce qu’il se passe durant les 4 phases du cycle menstruel et comment ces dernières peuvent être associées aux saisons de la nature.

Petit rappel avant de continuer : la durée d’un cycle est ici donné à titre d’exemple, mais le fameux 28 jours n’est en rien la norme. Bien entendu, si un cycle est trop court (moins de 25 jours) ou trop long (plus de 32 jours), il est judicieux de s’interroger et de consulter son gynécologue, mais en dehors de cela, un cycle doit avant tout être régulier. C’est à dire que si votre cycle est toujours de 30 jours, ou de 27 jours, c’est normal !

Et maintenant, penchons-nous sur cette notion de saisons.

La phase menstruelle (de J1 à J5)

Cette phase marque le premier jour du cycle avec l’arrivée des lunes (ou règles).
Les taux d’oestrogènes et de progestérone sont au plus bas.
D’une manière générale, la femme dans cette phase peut avoir un plus grand besoin de repos et de « solitude », une envie moindre de sortir, de se montrer et d’interagir avec le monde extérieur. Certaines femmes ressentent aussi le besoin de pleurer, comme pour nettoyer le corps et l’esprit d’émotions accumulées pendant le cycle. Si c’est le cas pour vous, laissez faire et accueillez. Vous repartirez ensuite totalement fraîche et reposée.
Cette phase, comme vous l’avez peut-être déjà deviné, est associée aux énergies de l’hiver.

La phase folliculaire (J6 – J 13)

Vient ensuite la phase folliculaire (ma préférée), qui est associée à un pic de sécrétion de LH et d’oestrogènes. L’énergie revient, l’envie de sortir, de bouger, d’entreprendre se fait plus puissante, c’est le printemps et ses bourgeons (je ne parle pas d’actée là) qui fleurissent, les journées qui rallongent et les couleurs qui se réinstallent dans notre quotidien. Si vous pratiquez une activité physique, vous êtes normalement à votre maximum à ce moment du cycle, c’est l’occasion d’intégrer des séances d’intensité et de pousser la machine.

La phase ovulatoire (J14 – J16)

En phase ovulatoire, c’est le plein été, cette phase qui correspond à l’ovulation et à une sécrétion maximale d’oestrogènes et de LH nous donne le sentiment d’être belle, désirable, alignée et remplie d’énergie. Le teint est plus clair, le grain de la peau plus resserré, la libido monte en flèche et avec elle l’envie de sortir, d’échanger, de vivre pleinement sa vie de femme.
Malheureusement ce plein été ne dure que 4 à 5 jours… Il faut donc savoir en profiter, voire même le faire durer avec quelques tips que je vous partagerai bientôt !

La phase lutéale (J17 – J28)

Une fois ce plein été passé, c’est l’automne qui s’installe, et parfois de manière assez violente avec un effondrement des sécrétions d’oestrogènes et de LH au profit d’un rebond des secretions de progestérone. Certaines femmes peuvent alors subir un fort syndrome prémenstruel et se sentir plus fatiguée (même épuisée) qu’à leur habitude, être sensible, triste, voire déprimée, découragée, ou encore voir leur sommeil perturbé, leur appétit déréglé, subir des maux de tête et autres troubles franchement désagréables en plus d’être incompris par … (ajoutez qui vous voudrez).
Le syndrome prémenstruel dépend de nombreux facteurs dont je reparlerai dans un prochain article et peut être amélioré via la micronutrition, mais aussi la gestion du stress et du sommeil, la prise de plantes spécifiques ou la pratique d’une activité physique aérobique. (marche rapide, footing, natation douce, vélo…) je dédierai un article aux bienfaits du sport sur la santé des femmes très prochainement.

Voilà pour les 4 saisons du cycle menstruel et les 4 saisons de la nature. Je crois qu’il y a ici matière à réfléchir et à comprendre son cycle de façon plus imagée et à se sentir également plus en phase avec la nature cyclique qui anime nos vies.

J’en parle dans mon livre Guérisseuse, plantes et rituels pour éveiller sa puissance féminine. Je suis convaincue de l’importance pour chaque femme de comprendre et d’épouser sa nature cyclique, de se rapprocher de la nature et des plantes afin de mieux prendre soin d’elle et des autres. Il y a en la nature un principe guérisseur dont il serait dommage de se passer.

Et vous votre cycle, vous le vivez comment?
Échangeons en commentaire !

À très vite pour un prochain article,

Emilie Vagner – Naturopathe & micronutritionniste

Comment prendre soin de soi?

« Prends soin de soi », une phrase que vous avez probablement déjà entendue ou lue dans les moments critiques de votre vie, à la fin d’un mail ou d’une conversation lors de laquelle vous avez fait part à un.e ami.e de votre fatigue, de votre stress, ou autre souci du quotidien.

Et si la formule semble claire, elle reste assez vaste et peut parfois décontenancer la personne à qui elle est formulée.

Prendre soin de moi, oui, mais comment? Comment est-ce que je prends soin de moi concrètement? Par quels moyens, et à quels moments? Et puis, je n’ai pas le temps de prendre soin de moi !

En tant que thérapeute, je reçois régulièrement en consultation des personnes à qui l’on n’a jamais appris à prendre soin d’elles, ou qui, au fil du temps, ont oublié comment faire, n’ont plus eu le temps, trop occupé.es à prendre soin de leurs proches, de leurs enfants, du foyer, de leurs ami.es, leurs collègues.

Prendre soin de soi dans un monde où tout va vite et où le temps devient une denrée de plus en plus rare, peut être un véritable challenge, voire même être vécu comme une injonction de plus, quelque chose qui nous fait grimacer, et qui nous renvoie à notre vulnérabilité et à nos limitations. Quelque chose auquel on préfère ne pas penser. Après tout, ça ne va pas si mal?

Et pourtant, prendre soin de soi est essentiel, et encore plus si on a le sentiment de ne pas avoir le temps de le faire. J’ai souvent tendance à dire à mes client.es convaincue de ne pas avoir le temps de se poser pour respirer dix minutes en conscience, que si elles n’ont pas le temps, c’est qu »elles devraient se poser et respirer 20 minutes et non pas 10 !

À mieux y regarder, il est possible, toujours possible de trouver un peu de temps pour soi, en posant son smartphone par exemple…

Ce qui est plus compliqué en réalité, c’est de se l’autoriser, de choisir sciemment de se remettre au centre et de penser à son bien-être.

Vous a-t-on appris à prendre soin de vous quand vous étiez enfant?
Vous a-t-on accompagné.e lorsque vous traversiez des émotions fortes enfant?
Vous a-t-on appris à vous reposer, à être à l’écoute de vos sensations, à vous nourrir correctement, à aimer votre corps, à le faire bouger, à rire et à aimer la vie?

Lorsque je pose la question à mes client.es, elles me répondent souvent que leurs parents ne prenaient déjà pas soin d’eux, alors leur apprendre tout ça…impossible.

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui vous êtes l’adulte et que votre qualité de vie est entre vos mains, et que vous avez beaucoup plus de pouvoir et de liberté que vous ne l’imaginez quant à la vie que vous souhaitez mener.

Je vous invite donc à prendre un moment pour analyser ces espaces qui mériteraient dans votre vie d’être considérés avec plus de bienveillance.

Dormez-vous suffisamment? Prenez-vous le temps de pratiquer une activité physique? Comment vous nourrissez-vous? Buvez-vous assez d’eau au fil de la journée? Pensez-vous à vous faire des cadeaux de temps à autre? Est-ce que la méditation ou la respiration fait partie de votre vie?

Si vous avez répondu non à l’une ou plusieurs de ces questions, c’est qu’il est temps de prendre une pause et de vous remettre au centre de vos priorités.

Prendre soin de soi peut paraitre égoïste ou narcissique, mais c’est justement tout l’inverse.
En prenant soin de vous, vous agissez positivement sur votre qualité de vie, vous augmentez votre bien-être et vous donnez les moyens d’apprécier avec justesse votre vie et celle que vous partagez avec vos proches.
En prenant soin de vous, vous prenez soin des autres, indirectement. Et si vous êtes parents, et bien vous montrez la voie à vos enfants, vous incarnez une philosophie de vie dont ils pourront s’inspirer à leur tour.

Alors, que pouvez-vous faire aujourd’hui pour prendre soin de vous?
Voici quelques pistes que je vous laisse libre d’explorer, de choisir et d’adopter.

  1. Je prends plus grand soin de mon alimentation, en me dirigeant vers des produits bruts et le moins transformés possibles, en augmentant ma part de légumes et fruits frais, en diversifiant mon apport en protéines, et en prenant le temps de manger en mastiquant bien chacune de mes bouchées.
  2. Je reprends une activité physique. Cela peut commencer par 10′ de marche par jour en plus, des étirements le matin ou le soir au coucher, une séance de yoga le week-end, ou un petit footing doux si j’ai déjà l’habitude de marcher. Si je pratique déjà, je veille à bien récupérer entre mes séances et à ne pas m’épuiser physiquement.
  3. Je prends le temps de me reposer avant de me sentir fatigué.e. Je veille à avoir mes 8h de sommeil et à favoriser un sommeil de qualité qui respecte toutes les étapes des cycles : sommeil léger, paradoxal, profond. Je fais une sieste de 20′ le week-end ou un temps calme avec les yeux fermés sans forcément dormir.
  4. La journée, je prends des pauses pour respirer, me lever, m’étirer, fermer les yeux et me recentrer.
  5. J’adopte chaque jour un geste qui me procure de la joie, du rire ou de la sérénité : écouter un morceau de musique, lire quelques pages d’un roman drôle ou de poésie, repenser à des souvenirs heureux, m’offrir un bouquet de fleur, me masser avec une huile…Et parfois, juste se sourire à soi-même peut changer beaucoup de choses.
  6. J’évalue mes priorités afin d’y voir plus clair dans ma vie. Qu’est-ce qui compte vraiment? À quoi est-ce que je donne trop d’importance? Qu’est-ce qui me prend trop d’énergie dans ma vie? Comment ai-je envie de me sentir dans 6 jours, 6 semaines, 6 mois, 6 ans? Quelles actions puis-je mener aujourd’hui afin de tendre vers la vie que je souhaite réellement mener plus tard?
  7. Et si vous peinez à y voir clair dans tout cela, pensez à vous faire accompagner par un.e spécialiste. C’est aujourd’hui que vous préparez demain.

Emilie Vagner – Naturopathe

3 huiles essentielles pour l’hiver

Les infections hivernales sont de retour : rhume, angines, bronchites et autres virus dont on se passerait bien semblent s’être invités au programme de janvier.

Je vous partage ici 3 huiles essentielles à adopter pour agir aux premiers signes de fébrilité, et vous donner toutes les chances de ne pas tomber malade !

Attention, si vous avez de la fièvre ou que votre état ne s’améliore pas dans les 4-5 jours, consultez votre médecin traitant.


Quelques précautions d’usage à respecter avant de vous lancer.

1. Lavez-vous les mains avant et après utilisation.
2. N’utilisez pas d’HE si vous êtes enceinte, que vous allaitez.
3. Attention avec les enfants. Mieux vaut demander l’avis d’un professionnel ou aller vers des complexes spécialement conçus pour les petits.
4. Faites un test au pli du coude afin d’éviter tout risque d’allergie.
5. N’utilisez pas les HE en continu, seulement en cures ponctuelles.
6. En cas de doute, demandez conseil à un professionnel et évitez l’auto-médication d’une manière générale.


Voici maintenant mon mini top 3 pour affronter l’hiver et ses petits maux :

Eucalyptus Radiata : Cette huile essentielle stimule les défenses immunitaires et facilite la respiration.
À utiliser en inhalation, en friction sur la poitrine ou en massage diluée dans une huile végétale. 1 à 3 fois par jour

Tea tree : Une huile essentielle aux propriétés antibactériennes et antivirales.
Vous pouvez prendre 1 à 2 gouttes de Tea Tree dans une c.à.c de miel
3 x/jour pendant 3 semaines max.

Niaouli : L’huile de la protection et du bien-être des voies respiratoires.
Quelques gouttes en inhalation sauront libérer vos voies respiratoires.

Vous pouvez également diffuser à l’aide d’un nébuliseur 2 gouttes de chacune de ces huiles dans votre intérieur, fenêtres ouvertes, pour aérer et nettoyer l’atmosphère des microbes et virus qui trainent.

Et si vous avez des questions, n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.