Vous courrez le marathon de Paris? Faites une cure de probiotiques avant !

Si vous êtes inscrit(e)s au Marathon de Paris, et que vous souhaitez mettre tous les voyants au vert pour vivre une superbe course sans douleurs ni troubles digestifs, cet article est pour vous !

Je vous parle aujourd’hui des désordres intestinaux rencontrés par les coureurs de fond et vous partage une étude sur l’effet incroyable de la prise de certaines souches probiotiques sur les symptômes gastro-intestinaux pendant une prépa marathon et en compétition ! Cette étude pourrait bien vous inspirer et peut-être même vous sauver la mise le jour J.

On estime entre 30 à 901 le pourcentage de coureurs souffrant de désordre gastro-intestinaux lors d’un marathon : douleurs abdominales, reflux gastro-œsophagien, nausées, vomissements, diarrhées, besoins impérieux, peuvent malheureusement venir gâcher la fête et parfois même provoquer un abandon de la part de l’athlète. C’est d’ailleurs la principale cause d’abandon sur marathon… Le mur du 35e devrait vous faire moins peur, chers coureurs :)

Problème d’ischémie-reperfusion, chocs répétés au sol, excitabilité du système ortho-sympathique, déshydratation, hypoglycémie, mauvaise gestion du ravitaillement, perméabilité intestinale, désordre de la flore intestinale..) nombreuses sont les causes pouvant être à l’origine de douleurs et désagréments intestinaux.

Cette problématique, souvent rencontrée chez le coureur d’endurance2 (marathonien, triathlète, traileur, ultra traileur) demande une approche individualisée afin de comprendre ce qu’il se passe et mettre en place ensuite une stratégie thérapeutique globale cohérente et efficiente.

Cette stratégie impliquera a minima un ré-équilibrage alimentaire, une optimisation du statut micro-nutritionnel ainsi que la réparation du système digestif via l’usage de composés actifs (L-glutamine, probiotiques spécifiques, zéolite, chlorophylle, argiles…) et de plantes à visée thérapeutique (gemmothérapie de cassis et romarin, chardon-marie, desmodium, mélisse…), ainsi que des conseils pour bien planifier ses ravitaillements en course. (Certaines boissons de l’effort ou gels, sodas ou solides pouvant être aussi à l’origine d’intolérances digestives menant à des douleurs, vomissements ou diarrhées…)

Je consacrerai un prochain article sur cette problématique et sur les options qui s’offrent à vous pour mieux prendre soin de vos intestins et éviter les désagréments en compétition et à l’entrainement, mais j’avais à cœur aujourd’hui de vous partager une étude3 datant de 2019, et montrant les effets très positifs de la prise de certaines souches probiotiques 28 jours avant le marathon.

Le microbiote étant votre principal allié pour éviter de souffrir au niveau gastrique en course, il est vital de prendre conscience, d’une part de son existence, et ensuite d’en prendre le plus grand soin afin qu’il vous soutienne au mieux lors de vos entrainements et compétition.

Mais c’est quoi un microbiote?
4C’est « l’ensemble des micro-organismes – bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes, dits commensaux – qui vivent dans un environnement spécifique », et plus particulièrement dans votre intestin grêle et votre côlon. Ce microbiote est nourri par votre alimentation et doit conserver un équilibre parfait afin de vous garantir une santé globale et une immunité solide.
Je reviendrai plus en détail sur les spécificités du microbiote et sur pourquoi il est essentiel de le chouchouter, mais sachez juste ici que son déséquilibre peut entrainer une cascade de problèmes à divers endroits de votre corps, et même sur le plan ostéo-articulaire !
Restez dans le coin, un prochain article se prépare sur cette thématique incroyable.

Mais revenons à l’étude5 que je voulais vous partager. Cette étude avait pour but d’évaluer sur 24 coureurs préparant et courant un marathon, les effets d’une supplémentation en probiotiques sur les symptômes gastro intestinaux, la perméabilité intestinale, les dommages intestinaux ainsi que les marqueurs immunitaires et inflammatoires liés à la pratique du marathon.

24 coureurs récréatifs ont donc pris sur une durée de 28 jours (avant un marathon), pour les uns, un supplément de probiotiques composé des souches suivantes : Lactobacillus acidophilus (CUL60 and CUL21), Bifidobacterium bifidum (CUL20), et Bifidobacterium animalis subs p. Lactis (CUL34)], et pour les autres un placebo.

Les symptômes gastro-intestinaux ainsi que les marqueurs liés à l’inflammation et à la perméabilité intestinale ont été évalués tout au long de la supplémentation et pendant la course.

Les symptômes gastro-intestinaux ont nettement diminué lors des semaines 3 et 4 de prise de probiotiques, mais pas pour le groupe placebo.

Lors du marathon, les symptômes GI étaient significativement moins sévères chez le groupe test, en revanche, aucune amélioration pour le groupe placebo n’a été relevée.

En conclusion, la supplémentation en probiotiques a été associée à une plus faible incidence et à une moindre sévérité des symptômes GI chez les marathoniens testés.

À 1 mois du marathon de Paris, cela vaut le coup d’essayer non?

N’oubliez pas que cette étude fait sens si elle est associée à une bonne hygiène de vie, une alimentation cohérente (riche en prébiotiques : kombucha, yaourt au lacto bacillus, kimchi, produits lacto-fermentés, miso, topinambour, oignons, artichaut…), une hydratation suffisante, ainsi qu’une bonne gestion de l’entrainement et de la récupération !

Et si vous souhaitez une approche 100% personnalisée pour finaliser la préparation de votre marathon et mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à me contacter.

  1. https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-de-lhepato-gastroenterologue/vol-xxvii-n-3-copy/troubles-digestifs-ducoureur-apied ↩︎
  2. https://jardinsenfleursblog.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=18054&action=edit#74588825-7658-44b1-bb9d-d9d2d9527a22 ↩︎
  3. https://jardinsenfleursblog.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=18054&action=edit#1edcd305-2be8-4219-ba45-cd251caf55a0 ↩︎
  4. https://www.inserm.fr/dossier/microbiote-intestinal-flore-intestinale/ ↩︎
  5. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30982100/ ↩︎

Comprendre le stress oxydatif et s’en protéger : Mes conseils nutrition & micro-nutrition pour performer sans s’abîmer.

Le stress oxydatif, de quoi s’agit-il?

Le stress oxydatif a lieu lorsque l’équilibre entre la production de radicaux libres et la capacité de l’organisme à les neutraliser avec des antioxydants est perturbé. Je vous explique de quoi il s’agit et pourquoi, chers coureurs, vous devriez vous sentir concernés !

Les radicaux libres

Les radicaux libres sont des molécules instables qui possèdent un électron non apparié dans leur structure chimique. Cet électron libre rend ces molécules très réactives, car elles cherchent à « prendre » un électron à d’autres molécules pour se stabiliser. Cette réaction en chaîne peut causer des dommages à divers composants cellulaires, notamment les protéines, les lipides et l’ADN. Ce phénomène, est ce qu’on appelle l’oxydation.

Les radicaux libres sont naturellement produits lors de processus métaboliques dans le corps, comme la respiration cellulaire. Cependant, certains facteurs externes, comme l’exposition à la pollution, les rayons UV, le tabagisme, ou un stress physique intense (comme la course), peuvent en augmenter la production.

Les antioxydants

Les antioxydants, quant à eux, sont des molécules capables de neutraliser les radicaux libres en leur donnant un électron sans pour autant devenir instables. Le corps humain possède des mécanismes de défense naturels contre l’excès de radicaux libres (superoxyde dismutase ou SOD, catalase ou encore gluthation peroxydase GpX). Pour que ces défenses fonctionnent de manière optimale, il faut avoir un apport alimentaire suffisant en co-facteurs ainsi qu’une hygiène de vie régulée.

Quand l’apport en antioxydants est suffisant, le corps parvient à maintenir un équilibre redox (réduction-oxydation), entre la production de radicaux libres et leur neutralisation.

Le stress oxydatif : quand l’équilibre entre radicaux libres et antioxydants est rompu.

En revanche, lorsque ce mécanisme d’équilibre est rompu, il y a ce qu’on appelle « stress oxydatif », c’est à dire un excès de radicaux libres par rapport à la capacité de l’organisme à les neutraliser efficacement. Ce phénomène va alors entraîner des dommages cellulaires importants, accélérer le vieillissement des cellules, et augmenter considérablement le risque de maladies chroniques (comme les maladies cardiovasculaires, les cancers, ou encore les troubles neurodégénératifs).

Chez les coureurs, ce stress oxydatif est particulièrement prononcé pendant l’exercice, car l’intensité et la durée de l’effort provoquent une production importante de radicaux libres. Si ces radicaux libres ne sont pas suffisamment neutralisés ensuite par les antioxydants, ils peuvent endommager les tissus musculaires, entraîner une inflammation, des douleurs articulaires, et ralentir la récupération. Attention, une pratique équilibrée, en proposant à l’organisme de s’adapter à chaque fois à une légère production de radicaux libres, va renforcer le corps et ses capacités à faire face à ce stress oxydatif.


Pourquoi ce phénomène concerne t-il particulièrement les coureurs ?

Les coureurs, et plus particulièrement ceux qui pratiquent des efforts intenses ou prolongés, sont exposés à un stress oxydatif accru, car l’exercice augmente la demande en oxygène et génère une plus grande production de radicaux libres. Cette surcharge peut ainsi affecter :

  • Les muscles : Les radicaux libres, en attaquant les protéines musculaires, peuvent entraîner des douleurs / courbatures et affecter le temps de récupération.
  • Le système immunitaire : Un excès de radicaux libres va affecter les défenses naturelles du corps, et augmenter le risque de développer des infections, particulièrement après une longue course (marathon – trail – ultra trail) ou un entraînement intensif (fractionné / séance de côtes / blocs d’allures sur SL…)
  • Les cellules endothéliales : L’oxydation peut endommager les cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins, ce qui affecte la circulation sanguine et le transport des nutriments essentiels à une bonne récupération.

Autres sources de stress oxydatif à prendre en compte chez le coureur :

En plus des périodes de préparations spécifiques et des compétitions génératrices de radicaux libres, d’autres facteurs peuvent augmenter le stress oxydatif chez le coureur. Attention donc à l’effet cumulatif.

  • Un environnement pollué : Les coureurs qui s’entraînent dans des environnements pollués peuvent être plus exposés aux radicaux libres. Voir cette étude
  • Une nutrition pauvre : Une alimentation transformée, non bio et dépourvue d’antioxydants favorise le stress oxydatif. Des déficits micro-nutritionnels divers (et particulièrement en vitamine C et en zinc) vont, quant à elles, aggraver la situation.
  • Le stress chronique : Les réactions hormonales liées au stress peuvent déclencher la production de radicaux libres, augmenter l’inflammation et perturber le fonctionnement mitochondrial. Attention à bien gérer les sources de stress psychologiques dans votre vie et notamment à ne pas basculer dans le surentrainement, au risque d’empirer la production de radicaux libres et d’altérer vos performances (et votre santé!).

Mes conseils pour limiter le stress oxydatif :

  • Favorisez une alimentation riche en antioxydants : Consommez chaque jour des fruits et des légumes riches en vitamine C et E : kiwis, agrumes, mangues, papayes, baies, brocolis, poivrons, choux, épinards, butternuts, courges…. des noix (du Brésil, de Grenoble, cajou…), des graines (de lin moulues, sésame, chia…)
  • Augmentez votre consommation d’acides gras oméga 3 avec des petits poissons gras, de l’huile de lin & de noix, des graines de chia et de lin moulues…
  • Optez pour une alimentation anti-inflammatoire riche en baies (pour leur teneur en polyphénols et flavonoïdes) en raisin bio (source de resvératrol) et en principes verts.
    Consommez également du cacao cru, du curcuma, de l’ail…et buvez du thé vert régulièrement.
  • Prenez soin de votre récupération : Votre corps a besoin de temps et de phases de repos pour se réparer et éliminer l’excès de radicaux libres. Faites une sieste quand vous en avez l’occasion, soignez votre sommeil et dormez au minimum 7h par nuit.
  • Fuyez la pollution et les toxiques : Entrainez-vous autant que possible dans des environnements peu pollués : forêts, bord de mer, montagne, campagne. Limitez les entrainements en ville proche de la circulation automobile.
    Bien évidemment, ne fumez pas et évitez de boire de l’alcool.
  • Re-calibrez votre l’entrainement : Un entrainement mal planifié avec peu de phases de récupération ou d’endurance fondamentale peut augmenter la production de radicaux libres et nuire à votre état de santé général ainsi qu’à votre santé. Si vous avez un doute quant à ce sujet, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel qui ne néglige pas l’aspect santé lié à l’entrainement sportif.
  • Supplémentez-vous : En parallèle d’une nutrition optimisée, il peut être intéressant dans certains cas (et après un bilan complet) de vous diriger vers des suppléments de qualité qui permettront d’activer SOD, GPX.

    Je vous invite toutefois à vous en remettre aux conseils individualisés de votre thérapeute pour vous assurer de prendre les bons compléments, aux bons dosages et sur un temps calibré (en cure ou au long cours) Le moment de la prise par rapport à votre entrainement a également son importance dans la lutte contre le SO.

    Attention, une supplémentation trop importante ou mal menée en antioxydants risque de perturber les capacités du corps à s’adapter au stress oxydatif et limiter ainsi certaines réponses physiologiques. En d’autres termes, il faut savoir soutenir le corps mais pas le surcharger, au risque de le perdre et qu’il ne sache plus d’adapter seul aux situations de stress oxydatif.

En Conclusion

Rappelez-vous que le stress oxydatif est un phénomène naturel, qui peut néanmoins devenir problématique si le corps est dépassé et ne trouve plus les ressources pour limiter cette production en chaîne de radicaux libres.

Il est donc essentiel de trouver un équilibre entre charge d’entrainement /sollicitations du corps & phases de récupération / excellente nutrition, pour conserver une homéostasie cellulaire et ne pas subir les conséquences délétères du stress oxydatif : vieillissement précoce, douleurs articulaires, crampes, fatigue chronique, inflammation, pathologies cardio-vasculaires, métaboliques, ou encore neurologiques…

La nutrition et la micro-nutrition associées à un mode de vie faiblement inflammatoire, une bonne hydratation ainsi que des phases de vraie récupération sont vos alliées dans ce processus à ne pas négliger si vous souhaitez performer dans la durée et rester en pleine santé !

PRENDRE RENDEZ-VOUS


Bien être estival : préparer sa peau au soleil, activer sa lymphe et bénéfices du brossage à sec

En Mai, il est important de commencer à préparer sa peau au soleil, non pas dans l’idée de l’exposer à outrance, mais pour la protéger avec les bons actifs, de l’intérieur et éviter ainsi les coups de soleil qui mènent à un vieillissement cellulaire avancé : rides et ridules, tâches pigmentaires …

Je vous recommande ainsi, si vous souhaitez protéger votre peau et « bronzer » intelligemment, la prise d’astaxhantine ou d’urucum.

L’astaxanthine est un antioxydant très puissant qui aidera le corps à lutter contre le stress oxydatif lié à l’exposition au soleil. Il protège également la rétine et soutient les processus oculaires.

L’urucum quant à lui est un petit fruit très riche en caroténoïdes qui va préparer directement la peau au bronzage et vous apporter un joli hâle doré. Également riche en antioxydants, il protège la peau du vieillissement cellulaire. Un deux en un que j’adore.

Vous pouvez commencer votre cure dés à présent et la prolonger tout l’été pour plus d’efficacité.

Mon deuxième conseil, et qui revient régulièrement : le mouvement ! Il est essentiel si vous souhaitez vous maintenir en forme, renforcer votre santé, vos muscles, vos articulations, votre cœur, et être vital(e) le plus longtemps possible, de maintenir une activité physique modérée à raison de 150-200 minutes par semaine minimum, ou 30 minutes par jour.

Cela peut-être de la marche à bon rythme, de la course à pied en endurance, de la natation, de l’aquagym, du vélo en piscine… ce qui vous plait et vous attire le plus, et n’hésitez pas à cumuler et diversifier vos pratiques afin qu’elles se complètent et vous apportent un maximum de bénéfices.

L’idéal, si vous le pouvez est de favoriser les activités en nature, et à la lumière naturelle. L’exposition au soleil du matin aura un impact bénéfique sur vos rythmes circadiens : sommeil optimisé, meilleure régulation hormonale, moral boosté…

Troisième et dernier conseil : Si vous ne pratiquez pas déjà le dry brush, ou brossage à sec, je vous encourage fortement à vous y mettre !

Il s’agit d’une pratique toute simple, ne nécessitant qu’une brosse douce aux poils naturels et un peu de votre temps. On passe la brosse dans des mouvements circulaires ou de petits mouvements du bas vers le haut en partant des pieds pour remonter jusqu’à la tête.
Le brossage à sec permet d’activer la circulation lymphatique et veineuse en plus de débarrasser le corps des peaux mortes et d’encourager le renouvellement cellulaire. C’est aussi un temps conscient que l’on s’offre pour prendre soin de soi. À réaliser avant la douche idéalement.

En appliquant ces trois conseils, vous devriez améliorer largement la qualité de votre été à la fois au niveau cellulaire et circulatoire. Votre peau sera préparée et protégée du stress oxydatif lié aux UV et votre circulation générale sera améliorée, pour une meilleure vitalité, moins de stagnation et plus de légèreté.

Je vous invite bien évidemment à prendre soin en parallèle de votre alimentation et de votre sommeil, et à me consulter si vous souhaitez aborder des points spécifiques ou améliorer votre vie et la prolonger le plus possible, en excellente santé !

Très beau mois de mai à vous.

Comment prendre soin de soi par temps de catastrophe. Mes conseils de naturopathe.

Avec une actualité internationale de plus en plus violente et difficile à supporter, une hyper-connexion et un accès facilité à l’information et aux images ou vidéos traumatisantes qui circulent avec une facilité déconcertante sur la toile, de nombreuses personnes peuvent se sentir démunies, particulièrement touchées et submergées par ce qui se passe dans le monde, et avoir le sentiment de perdre pied.

Et lorsque les sources de stress s’additionnent entre elles, c’es la porte ouverte à l’angoisse, l’épuisement, la morosité, la tristesse et la perte de sens dans un monde qui semble basculer dans l’ombre chaque jour un peu plus.

En tant que naturopathe, ces questions me touchent particulièrement car le stress, lorsqu’il devient chronique, a des répercussions certaines sur la santé globale : sommeil perturbé, perte d’appétit, difficultés à se concentrer, fréquence cardiaque et tension augmentées, dépression, peuvent faire basculer l’organisme vers un état de désadaptation loin d’être propice à la santé, la joie et la puissance personnelle.

Le travail du naturopathe est bien d’accompagner ses consultants vers ces trois pôles, et de manière durable, en prenant en compte le principe de réalité et en proposant des solutions pour continuer à vivre par temps de catastrophe, comme dirait Jean-Yves Leloup.

Pour remédier à cela, je vais vous présenter un protocole complet dans lequel vous pourrez piocher en fonction de votre profil et des systèmes qui semblent le plus affectés chez vous.

Bien sûr, et en parallèle, si vous ressentez une trop grande souffrance intérieure ou que vos angoisses sont ingérables et vous paralysent trop, je vous invite à aller consulter un professionnel qui saura vous accompagner et vous offrir l’espace de parole rassurant dont vous avez besoin.

Voici mon protocole de naturopathie pour vous aider à vous protéger de l’actualité et à garder le cap de votre vie malgré l’adversité.

I. Prenez soin de vos émotions.

Il s’agit de vous protéger en prenant suffisamment de distance par rapport à l’actualité sans non plus la nier totalement.

  • Choisissez un (un seul et unique) moment dans la journée (à midi par exemple) pour vous informer. Privilégiez les textes ou la radio mais évitez les détails, fuyez les images et les vidéos violentes qui auront un impact traumatisant sur votre psyché.
  • Au besoin, faites une pause de plusieurs jours avec les médias pour retrouver votre apaisement et revenez à l’actualité lorsque vous vous sentirez moins démuni.
  • Mettez votre cerveau en vacances ou divertissezle autrement en vous adonnant par exemple à une pratique créative ou artistique. Faites un collage, une peinture, écrivez de la poésie, investissez dans un cahier de coloriage zen pour adulte.
  • Prenez un moment dans la journée pour méditer entre 10 à 40′ et plus si cela vous est possible.
    Asseyez-vous, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration sans chercher à contrôler vos pensées. Laissez-les aller et venir en prenant de la distance avec elles. Entrouvrez la mâchoire, détendez le front et esquissez un sourire. Cette pause fera le plus grand bien à votre mental, surtout s’il est plein d’images douloureuses.
  • Respirez ! Ne restez pas en apné. Pratiquez la cohérence cardiaque ou la respiration ventrale. Si vous ne savez pas par où commencer, veillez juste à expirer plus lentement et longuement et à avoir une respiration fluide sans apnées.
  • Pratiquez la gratitude pour ce que vous avez de beau et de positif dans votre vie. Prenez le temps chaque jour de faire le point sur ce qui a été agréable, doux, joyeux dans votre journée.
  • Le fait de se sentir impuissant face à l’actualité peut participer à perturber fortement les personnes les plus emphatiques. À celles-ci je conseillerais de prier (de manière religieuse ou laïque), d’allumer une bougie, de faire un don, de voir comment soutenir sans s’y perdre, une population, une cause…Vous éduquer pour avoir du recul face aux événements et une compréhension intellectuelle et objective de ces derniers peut vous aider aussi à ne plus être à 100% dans l’émotion.

    Mais souvenez-vous surtout que c’est la mise en action qui est le plus souvent salvatrice.
  • Les pratiques suivantes peuvent également vous être bénéfiques : hypnose, sophrologie, acupuncture, hatha yoga…

II. Nourrissez-vous !

L’alimentation a un rôle plus important à jouer qu’on ne l’imagine dans notre bien-être mental. Et si la qualité des aliments que l’on consomme est essentiel, le plaisir pris à cuisiner et lors des moments partagés autour du repas peuvent eux aussi vous apaiser, vous ressourcer et vous procurer de la joie.

Mes conseils en matière de nutrition :

1. Même si votre moral est au plus bas, ne cédez pas à l’appel du sucre et de la malbouffe, et continuez à vous alimenter, même si votre appétit est faible. Cela n’arrangera pas les choses de vous priver ou de mal vous nourrir et ne fera qu’apporter à votre organisme un stress supplémentaire et des carences.

2. Au contraire, optez pour des fruits et légumes colorés de saison, cuisinez vos plats préférés, optez pour des mijotés, des ragouts, des gratins, des plats nutritifs et réconfortants qui viendront soutenir votre homéostasie et réchauffer votre corps. Fuyez les dévitalisants que sont les produits transformés, les sucres ajoutés et les aliments morts (les aliments industriels sans valeur nutritive).

Allez vers le plus brut, le plus bio et le plus naturel.

3. Enfin, prenez le temps de cuisiner, allumez une bougie, écoutez de la musique, faites participer vos enfants, cuisinez à deux ou plusieurs, invitez vos amis. Profitez de ce moment pour vous faire du bien. Nourrissez-vous pleinement.

III. Soignez votre sommeil

Le sommeil peut être fortement perturbé par un trop plein d’informations anxiogènes et déprimantes : difficultés à s’endormir, réveils nocturnes, mauvaise récupération, cauchemars, vont avoir un impact direct sur votre bien-être à court et moyen terme en modifiant votre fonctionnement hormonal, vous empêchant d’avoir l’esprit clair et le corps régénéré. Notez également qu’un sommeil de mauvaise qualité impacte votre glycémie et votre sensation de faim, vous faisant basculer plus facilement vers le sucre et l’alimentation anarchique.

Pour favoriser un sommeil de qualité je vous invite à :

1. Ne plus consulter vos écrans, tablettes, téléphones à partir de 18h (16h30 en hiver est un idéal à viser)
2. Supprimer les lumières bleues (mode night shift) de tous vos écrans en permanence
3. Éviter X (ancien twitter) / Instagram / Facebook / Tik Tok avant de vous coucher
4. Dormir dans une pièce aérée à 19° max
5. Veiller à ce que votre chambre soit dans l’obscurité (optez pour un masque de sommeil si besoin)
6. Lire un roman, écouter un podcast qui vous fasse voyager, respirer, ou vous étirer avant le coucher (instaurer un rituel)
7. Prendre de la passiflore, de la mélisse, de la verveine, de l’aubépine sous forme de gélules ou d’extraits liquides.
8. Essayer, si vos rythmes sont trop perturbés, de prendre temporairement de la mélatonine naturelle et végétale. La sécrétion de cortisol bloque celle de mélatonine (l’hormone qui vous permet de vous endormir)

IV. Restez en mouvement

Bien qu’une fatigue mentale affecte certainement votre énergie physique, il reste vital de continuer à bouger, voire de profiter de cette période pour mettre en place une activité physique dans votre vie !

Bouger, vous remettre au sport, sortir marcher ou rouler à vélo en pleine nature est thérapeutique. La pratique d’une activité physique aura sur votre organisme l’effet totalement inverse de ce que les informations anxiogènes provoquent sur vous : sécrétion d’endorphines, état méditatif lié à la concentration et à la présence que demande l’activité en question, contact bienfaisant avec la nature, retour à soi, bonne fatigue physique, appétit retrouvé, meilleure oxygénation, respiration régulée. L’activité physique permet de rééquilibrer de nombreuses fonctions du corps, alors ne vous en privez pas !

Si vous n’avez pas l’habitude de faire du sport, le simple fait d’aller marcher 20 à 30′ de plus chaque jour en nature (le matin pour faire le plein de lumière naturelle) ne pourra que vous faire le plus grand bien.

V. Aidez-vous des compléments alimentaires et des plantes

Si vous ressentez trop de stress, faites une cure de magnésium bisglycinate (pour des conseils plus personnalisés, contactez-moi mais comptez 300mg de magnésium total à raison de 3 prises par jour pour un effet bénéfique) le stress provoque des fuites de magnésium, qui occasionnent à leur tour une plus grande sensibilité au stress et à la fatigue nerveuse. Un cercle vicieux dont il faut se libérer à tout prix !

Vous pouvez également vous aider des huiles essentielles, en olfaction, diffusion, ou en application sur le creux du poignet (dilué dans une huile végétale) : l’orange douce, le pamplemousse, la verveine citronnée ou le petit grain bigarade vous apporteront un rayon de soleil et de la joie de vivre quand la lavande fine, l’ylang-ylang, ou la camomille romaine vous apaiseront profondément.

En matière de phytothérapie, de nombreuses plantes peuvent vous aider à retrouver votre calme, et à vous sentir moins stressé. C’est le cas de la passiflore, de la mélisse, de l’aubépine ou encore de la valériane. Différents choix s’offrent à vous : tisanes, d’extraits liquides ou encore de comprimés, sur quelques jours ou en cure plus longue.

Si votre stress dure depuis déjà trop longtemps et que vous vous sentez régulièrement bousculé par l’actualité, une cure de plantes adaptogènes vous sera bénéfique : rhodolia, ashwagandha vous aideront à faire face et à ne pas basculer dans le surmenage. À éviter toutefois si vous prenez déjà des médicaments à visée anxiolytique.
Le ginseng et le guarana, le manguier et la caféine, vous apporteront un effet booster bénéfique si vous avez besoin d’aide pour dépasser l’épuisement et le stress liés aux actualités.

N’hésitez pas, si vous aimez les Fleurs de Bach à faire appel au fameux Rescue original ou à composer votre propre synergie. L’hélianthème et le Marronnier blanc sauront soutenir votre anxiété. L’impatiens vous aidera à retrouver votre calme. Le chêne vous apportera le courage de reprendre votre vie malgré les difficultés rencontrées. L’Olive saura vous aider à démarrer le matin si vous vous sentez fatigué. Les fleurs de Bach se prennent en cure de plusieurs jours ou semaine selon vos besoins, à raison de 5 gouttes 3x/jour. J’invite souvent mes clients à prendre leurs Fleurs de Bach avant une méditation, un temps des respiration.

Enfin, si vous souhaitez bénéficier d’un protocole individualisé pour vous aider à faire face à cette actualité anxiogène, ou à booster votre santé, votre moral et votre longévité, je serais ravie de vous accompagner et vous soutenir avec les outils qui sont les miens.

Contactez-moi pour organiser votre consultation de bilan ou votre suivi sur trois mois.

Prenez bien soin de vous, de vos proches, animaux et ceux que vous aimez.
Apportez la lumière qui manque au monde dans vos actions et paroles quotidiennes.

Emilie Vagner – Naturopathie & Micro-Nutrition

Préparer sa peau au soleil

Toutes les peaux sont concernées par la préparation à l’exposition solaire, mais les peaux sensibles et réactives ont besoin de plus d’attention, et particulièrement en été. Rougeurs, allergies, lucites, et autres affections cutanées peuvent vite gâcher les vacances aux peaux les plus sensibles.

Pour vous prémunir de ces désagréments liés au retour du soleil, mais aussi à une sensibilité plus forte de votre barrière cutanée, rien de tel que de préparer votre peau en amont et d’intégrer certains réflexes à votre vie de manière durable.

En mettant en place les bons gestes au bon moment de l’année, vous vous protégerez efficacement des rayons nocifs et du vieillissement cellulaire précoce, mais bénéficierez aussi de ce joli hâle doré qu’on aime tant, le plus tard possible.

Voici 5 étapes qui vous aideront à obtenir un joli bronzage en toute sécurité cet été.

Étape 1.

Je réalise un gommage complet du corps afin de débarrasser ma peau de ses impuretés et cellules mortes, et stimuler le renouvellement cellulaire.

Réel temps pour soi, le gommage à la maison ou en institut permet de faire peau neuve en éliminant tout ce dont la peau n’a plus besoin, pour lui permettre de se renouveler de manière plus efficace et rapide.

J’aime beaucoup le gommage à la rose du Maroc de la marque Ren.
À retrouver ici.

Étape 2.

Je nourris ma peau de l’intérieur en consommant chaque jour des produits frais colorés et de saison (tomates, poivrons, courgettes, concombre, fraises, myrtilles, framboises, melon, mesclun…)
Pour chouchouter sa peau de l’intérieur, rien de tel que de faire le plein de fruits et légumes gorgés d’eau, riches en bêta-carotène, mais aussi en fibres et vitamines !
En prenant soin de mon alimentation, je prends soin de mon transit et aidez mon corps à éliminer ce qui l’encrasse.

Et s’il y a une chose à retenir, c’est que la beauté de la peau dépend en immense partie de la qualité d’élimination intestinale !

Étape 3.

Je me protège des premiers rayons du soleil avec un fluide ou une crème minéral.e de qualité et respectueuse de l’environnement, ou en portant un chapeau et des vêtements légers mais couvrants.
Je fuis les produits chimiques qui certes, ne laissent pas de traces, mais pénètrent ma barrière cutanée et polluent mon organisme.

De mon côté, j’aime beaucoup les produits de la gamme Laboratoires de Biarritz !

Étape 4.

Je m’offre une cure d’astaxanthine végétale ou d’urucum bio !

En prévoyant une cure de compléments ciblés dés le mois de juin, je prépare ma peau de l’intérieur en lui apportant les anti-oxydants dont elle a besoin pour se défendre du stress oxydatif et du vieillissement cutané précoce.

L’astaxanthine est un anti-oxydant très puissant au profil plus intéressant que le béta-carotène, car bien plus riche en caroténoïdes.
En piégeant les radicaux libres, l’astaxanthine va protéger les cellules du stress oxydatif occasionné par l’exposition solaire. Le bonus? l’astaxanthine protège également les cellules du cerveau et des yeux.

Vous trouverez votre astaxanthine ici !

L’urucum quant à elle, contient 100 fois plus de bêta-carotène que la carotte ! C’est cette forte teneur en bêta-carotène qui lui permet de préparer votre peau au soleil de l’intérieur en lui donnant un hâle discret faisant office de première protection. En parallèle, ses propriétés antioxydantes protègeront votre peau du stress oxydatif et radicalaire liés aux UVB.

Vous trouverez votre cure d’urucum ici !

Étape 5.

Si je souffre de problèmes de peau ou sensibilités particulières, je m’oriente vers un professionnel de santé naturelle afin d’identifier la cause de ce dérèglement et de mettre en place de nouvelles habitudes pour un retour naturel à l’équilibre de mes fonctions.

Un problème de peau vient d’une alimentation inadaptée, d’un stress chronique, d’un manque de mouvement et d’une hygiène de vie globale qui ne répond pas aux besoins métabolique de l’organisme.

En travaillant sur ces différents points et en se donnant le temps de faire évoluer son hygiène de vie globale, tout rentre en général dans l’ordre !