Se reposer c’est s’entraîner. Ce que tu risques à négliger ta récupération.

Chez les athlètes d’endurance – coureurs, cyclistes, triathlètes, nageurs –  la performance et la progression reposent sur l’équilibre entre entraînement et récupération.

On a tendance à penser que plus on s’entraîne dur et plus on progresse, alors que le progrès réel se produit pendant la récupération, et pas vraiment à l’effort.

Négliger la phase de récupération, c’est s’exposer à des conséquences physiologiques, hormonales et mentales, qui à plus ou moins long terme, vont nuire à la santé de l’athlète et à ses performances.

Parce que chacune de tes séances d’intensité ou d’endurance longue provoque (et c’est normal) :

  • Des micro-lésions musculaires
  • Une déplétion énergétique (glycogène, bicarbonates et électrolytes)
  • Un stress hormonal accru : hausse transitoire du cortisol et de la glycémie.
  • Du stress oxydatif

La récupération, quant à elle, permet :

  • La réparation des fibres musculaires et tendineuses
  • La reconstitution de tes stocks de glycogène au niveau des muscles et du foie
  • L’adaptation et le renforcement global de ton organisme (corps et mental) par effet de surcompensation.

Un entraînement qui va suffisamment (mais pas trop) mettre ton organisme en difficulté, et qui sera suivi d’une excellente récupération permettra au principe hormétique d’opérer :

Stimulation + récupération = renforcement global

Si tu ne prends pas le temps de bien récupérer entre chaque séance ou après une compétition, ton organisme reste dans un état de stress chronique.

La fatigue s’installe, les fragilités au niveau ostéo-articulaire et musculaires s’accumulent, le moral est affecté et c’est toute une mécanique qui s’enraye, menant à :

  • Une perte de puissance et d’endurance
  • Une fatigue plus rapide à l’entraînement
  • Une incapacité à honorer tes séances
  • Des temps de récupération plus longs
  • Une motivation en chute libre

Tout ton organisme va subir les effets d’une récupération insuffisante ou non qualitative

  • Sphère hormonale : Le stress en continu augmente la production de cortisol et réduit celle des hormones sexuelles et thyroïdiennes (testostérone, oestrogènes, progestérone, T3, T4) > troubles du cycle, perte de libido, perte de masse musculaire, dysfonction thyroïdienne (frilosité, prise de poids ou difficulté à perdre, constipation…)
  • Sphère musculaire et osseuse : Comme les tissus musculaires et osseux ne se réparent jamais vraiment, le risque de blessures augmente (fractures de fatigue, tendinite, syndrome de l’essuie-glace…)
  • Sphère immunitaire : Le manque de récupération fragilise les capacités du corps à se défendre, entrainant une plus grande susceptibilité aux infections virales, un temps de convalescence prolongé…
  • Sphère psycho-émotionnelle : La fatigue nerveuse entraine épuisement, irritabilité, perte de motivation

Négliger sa récupération, c’est saborder son potentiel et mettre sa santé en danger.

Tout athlète d’endurance qui n’intègre pas consciencieusement des phases de récupération à ses entraînements finit par perdre ce qu’il cherche à gagner à travers un phénomène de surcompensation positif, à savoir :

L’épanouissement
La santé
La progression
La performance

Une bonne récupération doit être planifiée et prendre une place à part entière dans la vie de l’athlète. Comme j’aime à le dire : Récupérer, c’est s’entraîner !

Cette récupération doit comporter :

Un sommeil d’excellente qualité
Des apports nutritionnels ciblés
Une hydratation optimale
Une récupération mentale active

Tout cela mériterait d’être optimisé?

Tu aimerais bénéficier d’un bilan complet  et d’un protocole de conseils individualisés pour améliorer cette partie de ton entraînement et mettre toutes les chances de ton côté pour performer sans t’épuiser?

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Réinventer sa pratique. Les questions à se poser quand on est bloqué(e).

Réinventer sa pratique quand on fait face à un mur, un blocage, une pause forcée, je pense que c’est une étape essentielle et incontournable dans la vie de chaque athlète qui souhaite avancer, progresser, voir évoluer son expérience et son rapport à la course, au sport, peu importe lequel.

Quand on commence une activité sportive, on a tendance à chercher l’information ailleurs, à appliquer des formules glanées ici et là, partagées par d’autres qui ont l’air de mieux savoir que nous, et c’est sûrement le cas.

On y va à tâtons, (ou pas), on expérimente, parfois on se trompe, on en fait trop, ou pas assez, bref, on essaie.

Au fil du temps un équilibre semble s’installer, on trouve son rythme et sa routine, on se familiarise avec les séances, on comprend mieux comment notre cœur et nos muscles réagissent, ce dont ils ont besoin, bref, on s’acclimate.

Viennent ensuite les dossards et les compétitions, l’envie de se confronter à ses limites et de les dépasser, d’aller au-delà de ce qui est acquis…

On augmente le volume, on met plus d’intensité, on choisit des distances avec plus de challenge… et à côté, la routine de vie, elle, n’évolue pas. L’alimentation reste la même, les sources de stress périphériques aussi, le sommeil n’est pas la priorité, on ne pense pas à boire plus d’eau dans la journée…

C’est là que quelque chose de l’ordre du vacillement opère. Le corps et le mental ne parviennent plus à suivre, c’est insidieux, ça ne prévient pas, enfin si, mais on n’écoute pas.

La petite fatigue en plus, le cardio qui change, les humeurs instables, la libido qui s’effondre…Quelque chose ne fonctionne plus comme avant, on le sent. Certains choisissent de faire l’autruche, « ça passera », d’autres entendent et cherchent de l’aide. Une aide compliquée à trouver dans un monde de spécialités où chaque approche est distincte de la suivante. Quand on est athlète, on a besoin d’être compris et appréhendé dans sa globalité, dans son individualité, pas morceau par morceau, problème par problème. Tout est lié, tout est corrélé.

Mais revenons au sujet du jour.

Si on ne prend pas rapidement les choses en mains, alors on se prépare à affronter bientôt un mur, un mur de fatigue, un mur de stagnation, un mur de fracture ou de pathologie sen « ite », un mur d’incompréhension, de lassitude, de déception. Et pourtant, quand on a commencé, ça n’était vraiment pas après ça que l’on avait envie d’aller.

Avant d’en arriver là, si vous sentez que ce texte vous concerne, je vous invite à vous poser ces quelques questions, et à repenser votre pratique pour qu’elle reste durable et joyeuse.

Prendre le temps de s’interroger sur son chemin et sur celui qu’il reste à parcourir, c’est se donner la possibilité de vivre une pratique sur du long terme et de ne pas exploser en plein vol.

Parce que courir sans jamais analyser, conscientiser ce que l’on fait, c’est faire la moitié du chemin, c’est avancer avec un bandeau qui nous cache la moitié du paysage. Et c’est dommage.

Je vous invite aujourd’hui à vous interroger sur votre pratique avec ces questions inspirées du merveilleux ouvrages de Christophe Fauré « Maintenant ou jamais », que j’ai appliqué au domaine de la course à pied.

Prenez le temps de vous poser pour y répondre, sincèrement, spontanément, sans faux semblant, et à en tirer les justes enseignements ensuite.



1. Qu’avez-vous appris de votre pratique de la course à pied jusqu’à présent?
Quelles sont les leçons que vous en avez tirées? Lesquelles souhaitez-vous garder ?

2. À quels endroits vous sentez-vous coincé.es? bloqué.es? inhibé.es? D’où viennent ces blocages? Que vous racontent-ils?
Nommez avec précision ces espaces (ex : je suis incapable de courir vite / Courir un marathon c’est impossible pour moi / Je suis incapable de bien gérer ma nutrition / Je ne progresse pas, je suis nul.le / Je n’ose pas prendre de dossard)

3. Est-ce qu’il y a des comportements négatifs que vous trainez dans votre pratique et dont vous aimeriez vous défaire?
ex : je ne fais jamais d’EF / je cours toujours la même distance / j’ignore le renforcement musculaire / je ne m’alimente pas bien / je néglige la récupération…

4. Quels axes pourriez-vous honnêtement améliorer? Nutrition? Hydratation? Préparation mentale ? Confiance ? Équipement? Entrainement global? Micro-nutrition ? État d’esprit?

5. De quoi êtes-vous réellement fière/fier dans votre pratique ?
Sur quels aspects êtes-vous vraiment en confiance ? Que faites-vous de bien ? C’est le moment de vous complimenter :)

6. Quels sont vos talents, vos points forts?
Quelles sont les distances ou les entrainements qui vous permettent d’exprimer au mieux votre potentiel? (distances courtes? endurance? fractionnés?)

7. Avez-vous des rêves, distances, courses, chronos que vous aimeriez réaliser?
Comment pourriez-vous faire de ces rêves votre prochaine réalité? Objectivement, matériellement.

8. Qu’est-ce qui vous apporte réellement de la joie, du bien-être, quand vous courrez?
Est-ce que vous vous autorisez tout cela régulièrement?
(ex : courir en pleine nature loin de la ville, m’arrêter quand je croise des animaux ou pour regarder un paysage, retrouver mes amis au club, fouler le bitume avec mes écouteurs et être dans ma bulle…)

9. Quel.les athlètes amateurs ou élites vous inspirent?
Qu’admirez-vous chez elles/eux que vous aimeriez incarner un peu plus à votre niveau?

10. Comment vous visualisez-vous dans 6 mois, 1 an, 10 ans…? Comment y parvenir concrètement?
Quel.le coureur/reuse avez-vous envie d’être aujourd’hui et de devenir demain?

Je vous souhaite une belle réflexion et n’hésitez pas à me faire vos retours si l’exercice vous a plu et aidé !

Mes 6 conseils pour bien débuter en course à pied !

  1. Allez-y progressivement.

N’hésitez pas à courir très lentement et/ou à alterner phases de course et marche lors de vos premières sorties. Celles-ci doivent se faire en aisance respiratoire et ne vous causer aucune sensation d’essoufflement.
Votre corps n’a pas l’habitude et a besoin de s’adapter en douceur et de manière progressive. Alors ralentissez et prenez le temps de faire connaissance avec ces nouvelles sensations liées à la course à pied. Je peux vous garantir qu’elles s’améliorent au fil des sorties.

2. Prenez soin de vos pieds !

Faire un tour chez votre podologue du sport afin de faire le point sur vos pieds peut être une excellente idée.
Votre podologue pourra en effet vous proposer d’analyser votre foulée, et au besoin vous faire faire des semelles adaptées si vous en avez besoin.

D’une manière générale, prendre soin de ses pieds et être attentif à leur état devra être une habitude quotidienne si vous persévérez dans la course.

3. Chaussez-vous correctement!

Pour le choix des chaussures, il s’agit vraiment de ne pas se tromper afin que vos premières sorties ne se transforment pas en cauchemar.

Prenez conseil dans une boutique spécialisée pour choisir vos chaussures de running et n’hésitez pas à prendre une pointure de plus par rapport à votre taille habituelle.

Vos orteils vous remercieront :)

4. Soyez régulière tout en restant à l’écoute de vos besoins.

C’est en étant régulier que vous pourrez progresser et prendre de plus en plus de plaisir dans vos sorties.

La régularité dans vos sorties permettra une meilleure adaptation de votre corps à cette pratique et moins de risque de blessure.

D’une manière générale, et si vous souhaitez progresser, trois sorties par semaine sont nécessaires.

5. Choisissez des endroits agréables pour vos sorties

Les lieux que vous choisirez pour vos sorties sont essentiels dans le maintien de votre motivation et le plaisir que vous allez prendre à courir.
Allez courir en forêt, sur des chemins de campagne, à la montagne, dans un parc, le long d’un étang ou d’un lac, sur un chemin côtier…ou sur piste. L’important étant d’y trouver du plaisir.
Pour ma part, je favorise la course à pied en nature, cela me permet de me ressourcer et de rencontrer des écureuils lors de mes sorties, et même parfois des biches :)
Attention toutefois à la présence de chasseurs sur vos chemins…si vous courrez à la campagne.

6. Amusez-vous !

Enfin et surtout, ne vous prenez pas trop la tête. Amusez-vous en chemin, restez vous-même et ne tombez pas dans le piège de la comparaison.
S’il est important de courir sérieusement, il est inutile d’en faire une prise de tête constante.
Savourez le processus et renouez avec l’enfant en vous qui adorait courir librement !
Quand on me demande pourquoi je cours, je dis souvent que ça m’amuse (en plus de me rendre très heureuse), et c’est la vérité !

Et si vous souhaitez bénéficier d’un accompagnement pour débuter en course à pied, bénéficier de tous mes conseils et de mon approche naturelle, contactez-moi pour échanger et planifier votre rendez-vous.

à très vite,

Emilie Vagner – naturopathe