Que se passe t-il sur un plan physiologique pour que l’athlète, petit à petit, bascule de l’adaptation vers la désadaptation, puis la dysfonction?
Des athlètes en désadaptation ou en dysfonction, j’en vois souvent en consultation. Souvent il s’agit de personnes investies, avec un bon niveau, soucieuses de progresser et de dépasser leurs limites pour vivre pleinement leur passion.
Alors, comment expliquer qu’un jour tout bascule? Plus de jus, plus de mental, plus d’énergie, des blessures, des soucis hormonaux. Qu’a t-il pu bien se passer alors que d’apparence “tout allait bien?”
L’adaptation : Un corps qui s’ajuste et se renforce.
Le principe de l’entrainement, c’est l’exercice d’une contrainte répétée et mesurée dans le but d’obtenir une adaptation physiologique et une progression.
Les adaptations sont d’ordre :
Cardiovasculaires : amélioration de la FC, du débit sanguin, meilleure vascularitsation
Métaboliques : amélioration du VO2max, meilleure utilisation des lipides et augmentation du glycogène
Hormonales : réorganisation des hormones dans le but de trouver une économie d’énergie efficiente.
En général, au début d’une pratique sportive (réfléchie), ces adaptations se font correctement, le sportif progresse. Tout va plutôt bien.
2. Le glissement commence lorsque l’athlète entre dans une zone “grise” Le volume et l’intensité augmentent mais les besoins énergétiques et de récupération derrière ne suivent pas.
Les premiers symptômes sont discrets, ils peuvent se confondre avec un manque de motivation, un coup de mou passager, et pousser le sportif à persévérer, ignorant ainsi les premiers signes que lui envoie son corps :
Fatigue + importante Sommeil instable / léger / réveils nocturnes Perte de plaisir Obsession autour de l’entrainement Petites douleurs ou tensions ici et là Digestion perturbée Le corps et le mental ont de + en + de mal à s’adapter.
La désadaptation a bel et bien commencé.
Les marqueurs physiologiques commencent à flancher : Certaines hormones (T4-T3 – Testostérone – Leptine) restent basses alors que d’autres (Cortisol – Adrénaline) sont sécrétées en excès.
Niveau ressentis, l’athlète peut expérimenter :
Fatigue durable Sommeil fragmenté Problèmes digestifs Perte de plaisir Perte de libido Humeur instable Cycle irréguliers Douleurs musculaires, ostéo-articulaires
L’athlète glisse un peu plus vers la dysfonction.
3. Et puis un jour, c’est la bascule.
L’athlète persiste à s’entrainer sans écouter les signaux de son corps et sans rien changer, ni à son mode de vie ni à sa nutrition. L’organisme bascule alors en mode survie. Les atteintes hormonales sont installées.
C’est là que l’on observe par exemple :
Hypothyroïdie fonctionnelle Hypogonadisme RED-S
L’organisme à ce stade a quitté le mode désadaptation et est entré en dysfonction.
Ce glissement se voit très souvent en endurance, et ce pour trois raisons :
Denombreux athlètes sont en déficit énergétique chronique et l’ignorent. Ils mangent “sainement” mais pas suffisamment pour honorer leurs besoins réels (qui sont très augmentés par rapport à ceux d’un sédentaire)
La charge de stress cumulés dans la vie d’un athlète amateur peut être très importante : travail, famille, entraînement, soucis divers…Le stress chronique impacte profondément l’axe hormonal.
Les déficits en vitamines et minéraux chez les athlètes d’endurance sont une réalité. Et qui dit déficits dit dysfonctions générales de tout les systèmes.
Ces trois pôles mettent l’organisme en trop grande difficulté. Ça tient en général quelques mois ou années selon le point de départ de l’athlète, puis ça finit par basculer.
Il est essentiel de comprendre que :
Plus tu t’entraînes, plus tes besoins en macro (glucides, lipides, protéines) et micro nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) augmentent.
D’une part, pour faire fonctionner l’organisme à l’entraînement et répondre aux sollicitations musculaires, cardiaques, respiratoires, énergétiques.
Mais aussi pour réparer les dégâts infligés au corps par la pratique et l’aider à s’adapter et se consolider : micro-lésions musculaires, stress oxydatif, déséquilibre hormonal…
À ne jamais prendre en compte cet aspect de ta vie d’athlète, tu creuses petit à petit tes déficits, tu fragilises tes fonctions et te diriges lentement mais sûrement vers la bascule de ton organisme en mode survie !
Tu aimerais éviter d’en arriver là? Tu te demandes si tu n’es pas déjà en désadaptation ou dysfonction?
La consultation de bilan initial que je propose te permettra de :
Comprendre la cause et l’origine des soucis rencontrés (axe hormonal, blessures, fatigue chronique, stagnation…)
Connaitre tes besoins réels en macro-nutriments via une analyse détaillée de ta nutrition (au quotidien et autour de tes séances)
Objectiver tes déficits vitaminiques et y remédier via des compléments de qualité, et des cures individualisées
Bénéficier de mes recommandations et de mon suivi régulier pour retrouver ton équilibre, obtenir des performances à la hauteur de ton potentiel réel, le tout, sans sacrifier ta santé.
De nombreux athlètes d’endurance, et peu importe leur niveau, ont tendance à penser que leur fatigue chronique ou leur surentrainement vient exclusivement de leur pratique et de leur volume d’entrainement.
« Je m’entraine trop dur » J’en fais trop » « Je m’épuise tout seul » « Je vais lever le pied » « Je vais arrêter un moment le temps de me remettre »
Le terme de « surentrainement » y est probablement pour quelque chose dans cette croyance, que je qualifierais de réductionniste tant elle empêche d’élargir son champ de vision et de réaliser que d’autres paramètres entrent en jeu dans cette histoire : nutrition, déficits, stress périphériques…
J’aborde l’ensemble de ces paramètres menant au surentrainement dans cet article, mais aujourd’hui, j’aimerais attirer votre attention sur un point central qui est problématique chez la plupart des coureurs que je vois en consultation…et ce point central, c’est la nutrition.
Ce que j’aimerais vous démontrer ici avec cet article, c’est que majoritairement et pour 90% des athlètes que j’accompagne, le problème se situe plutôt dans l’assiette et dans les ravitos qu’à l’entrainement.
Pour les 10% restant, il s’agit d’une fatigue liée à un volume d’entrainement trop important et trop soudain, chez des personnes n’ayant pas l’habitude de s’entrainer et qui veulent en faire trop tout de suite ou qui manquent de connaissances sur la notion de progressivité.
Mon propos concerne donc plutôt les athlètes qui s’entrainent déjà depuis quelques années et qui vont se retrouver à un moment confrontés à la fatigue chronique ou au surentrainement.
Alors, si l’entrainement n’est pas le principal responsable de la fatigue chronique, qui est le coupable?
Très souvent, trop souvent, c’est un problème d’alimentation et de déficit calorique qui est à l’origine (entre autre) de l’épuisement. Tu t’entraines dur, tu suis ton programme d’entrainement à la lettre, mais avant, pendant et après, tu ne t’alimentes pas comme ton corps a besoin que tu le fasses pour pouvoir suivre….
Le problème, c’est que quand tu t’entraines, tous tes besoins en macro et micro nutriments sont augmentés. Ce sont ces apports qui permettent à ton corps et tes systèmes de fonctionner :
Contraction musculaire Fonction cardiaque Circulation sanguine Thermorégulation Vigilance et coordination
Et quand tu récupères, ce sont ces mêmes apports qui vont aider ton corps à se réparer et à se renforcer :
Reconstitution des réserves de glycogène via l’apport de glucides rapides et une hydratation ciblée Reconstruction des fibres musculaires via l’apport en acides aminés (protéines fortes) Rééquilibrage au niveau hormonal : cortisol en baisse, relance des hormones anabolisantes Retour de la sensibilité à l’insuline Récupération nerveuse via un sommeil de qualité et un apport glucidique optimal Réparation cellulaire via l’apport de micro nutriments et anti-oxydants
Si tes besoins ne sont pas honorés, tu ne récupères plus, tu accumules du stress physiologique et nerveux, tes muscles et tes articulations repartent à l’entrainement sans être pleinement « régénérés », tes réserves ne sont pas pleines, tu t’entraines avec 50% de ta batterie pleine, tu accumules du stress oxydatif, creuses tes déficits et ‘est un cercle vicieux qui s’installe pour t’amener plus ou moins rapidement vers l’épuisement, la stagnation à l’entrainement, et la dysfonction : perte de libido ou du cycle menstruel, immunité faible, dépression ou burn-out, blessures…
C’est là que certains athlètes décident de moins s’entrainer voire de tout arrêter alors que le problème ne vient pas de leur pratique mais de leur dénutrition !!!
Il est tout à fait possible de s’entrainer sérieusement, de faire de beaux volumes et de progresser sans tomber dans le surentrainement ou la fatigue chronique.
Il s’agit de remettre de la cohérence dans ses apports et de ne pas faire l’autruche sur les déficits accumulés au fil des années à cause d’apports insuffisants associés à une pratique très énergivore. Et des déficits, j’en vois très régulièrement chez les athlètes, hommes ou femmes.
Une étude intitulée “Nutrient Adequacy in Endurance Athletes”1 a observé 95 athlètes d’endurance (environ moitié hommes, moitié femmes) et évalué leur apport nutritionnel via rappel alimentaire de 24 h. Résultat, plus de 50 % ne respectaient pas les apports recommandés en vitamine A, C…. 2 Plus de 93 % des athlètes ne couvraient pas leurs besoins en vitamine D. 3Environ 71-72 % ne couvraient pas leurs besoins en vitamine E….
Alors avant de sacrifier ton entrainement, je t’invite à faire le point sur ta nutrition.
Et si tu ne sais pas par où commencer, tu peux répondre honnêtement au mini questionnaire qui suit. Si tu as répondu « non » 3 fois ou plus, c’est que ta nutrition (et ta pratique) gagneraient à être optimisée ! Si tu as répondu oui à tout, bravo, continue comme ça !
1. Je veille toujours à augmenter mes apports en glucides avant une sortie longue ou une compétition. 2. Je pense à m’alimenter assez rapidement après un entrainement avec du volume ou de l’intensité. 3. J’adapte mes sources de glucides en fonction de mes jours d’entrainement ou de repos 4. Je m’alimente et m’hydrate systématiquement en sortie longue 5. Je connais mes besoins glucidiques à l’effort
J’espère que cet article aura apporté un peu de clarté sur le fait que la fatigue chronique n’est bien souvent pas le fait d’un volume d’entrainement trop important, mais plutôt la conséquence d’une nutrition défaillante et d’apports largement inférieurs aux besoins réels et individuels des athlètes, que ces derniers soient amateurs ou élites. Il existe évidemment d’autres causes qui viennent se rajouter à un gros entrainement et une nutrition défaillante, et qui font petit à petit le terrain du burn-out du sportif. Je t’invite à consulter l’article dédié à ce sujet ici
La bonne nouvelle c’est que ça se travaille et qu’avec l’aide d’un professionnel formé à ces questions, on peut vite remonter la pente et adopter des pratiques alimentaires qui correspondent pleinement à nos besoins physiologiques et métaboliques.
Cet article et son contenu ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel. En cas de fatigue durable et inhabituelle, je vous invite à consulter votre médecin traitant. Une fatigue qui ne s’explique pas ou qui semble démesurée peut être le signe d’un problème de santé grave.
La fatigue est un sujet récurrent chez le coureur d’endurance qui doit constamment jongler entre entraînement, vie personnelle, travail et principe de réalité. Et avec le temps, cet équilibre peut vite s’avérer fragile et entrainer l’athlète vers une fatigue, qui, à force d’être ignorée ou minimisée, se transformera invariablement en épuisement.
En effet, lorsque l’on n’y prête pas attention, que les sources de fatigue s’accumulent et que derrière la récupération est insuffisante ou de piètre qualité, alors la fatigue chronique peut s’installer, et faire insidieusement le lit du surentrainement ou du burn-out du sportif.
Attention donc à rester vigilant aux signes que vous envoie votre corps et à savoir y répondre de manière adaptée et immédiate pour ne pas vous laissez glisser vers un épuisement dont il sera bien plus difficile de sortir après.
Fatigue? Fatigue chronique? Surentrainement? Qu’est-ce qui les différencie? Comment savoir où on en est?
* Lafatigue : C’est une réaction normale et proportionnée du corps face à une sollicitation externe dont on se remet facilement.
Exemple : Je sors d’un gros bloc d’entrainement > Je suis fatigué(e), mon corps récupère et s’adapte, je retrouve mon énergie d’avant. J’ai un peu moins bien dormi cette nuit > Je suis un peu plus fatigué(e) qu’à l’habitude Cette fatigue ne s’installe pas et disparait lorsque la personne peut se reposer, dormir, faire une sieste, être en week-end. Bref, récupérer correctement.
Manifestations physiques et psychiques : bâillements, envie de faire la sieste, mollesse qui cèdent après repos. Cet état de fatigue normale ne dure jamais plus de 48h.
* La fatigue chronique : Plus ennuyante, elle s’installe lorsque les sollicitations externes provoquant une fatigue habituellement normale s’accumulent dans le temps (ou se multiplient) et que l’athlète ne parvient plus à récupérer durablement : Il y a une oscillation permanente entre « finalement ça va » et « ah non en fait je suis fatigué(e) » L’athlète est sur le fil et comme ses adaptations ne se font plus correctement, il peine à récupérer et ne progresse plus.
Exemple : Je suis en prépa marathon + mon enfant me réveille la nuit + Je ne mange pas suffisamment + J’ai des soucis au travail. J’ai augmenté mon volume et l’intensité de mes entrainements, j’ai enchainé plusieurs compétitions à la suite.
Les sources de fatigue sont trop nombreuses et la récupération en face insuffisante ; résultat, l’athlète bascule dans un état de fatigue constant dont il peine à se remettre vraiment.
Manifestations physiques et psychiques : Irritabilité, difficultés à dormir ou sommeil qui ne semble jamais suffisant, allongement du temps de récupération, difficulté à s’entrainer, perte de concentration, VFC en baisse, instable, fréquence cardiaque augmentée à l’effort, perte de plaisir à l’entrainement, baisse immunitaire (l’athlète tombe de plus en plus souvent malade)
* Lesurentrainement : Encore plus problématique, le surentrainement arrive lorsque le corps ne tient plus et est complètement dépassé par les stress qu’il reçoit et dont il n’arrive plus à se remettre du tout. Là, l’athlète ne parvient plus à s’entrainer, l’atteinte peut être hormonale / endocrinienne, et affecter le système immunitaire. Le surentraînement concerne jusqu’à deux tiers des athlètes à un moment ou un autre de leur carrière sportive.1
Exemple : Je n’ai pas écouté les signaux que m’envoyaient mon corps alors même que je me savais de plus en plus fatigué, j’ai continué à m’entrainer dur mais je cumule trop de « stress » et ne parvient pas à récupérer du tout. Je bascule, je n’en peux plus.
Manifestations physiques et psychiques : Toutes les manifestations de la fatigue chronique + réveils nocturnes (2 – 4h) énergie le soir alors que la journée est difficile à vivre, incapacité à s’entrainer + atteintes physiques possibles : dépression / perte ou allongement du cycle menstruel ou de la libido chez l’homme / irritabilité +++ / perte totale de plaisir à l’idée de s’entrainer + douleurs musculaires et ostéo-articulaires ou blessures.
Mais quelles sont les différentes sources de fatigue à part l’entrainement?
Souvent, mes athlètes en fatigue chronique s’étonnent de ne pas récupérer alors qu’ils dorment « bien ». C’est oublier qu’il n’y a pas que l’absence de nuit réparatrice qui provoque de la fatigue, et qu’en miroir, le fait de bien dormir peut ne pas suffire à récupérer. C’est d’ailleurs là que la différence se fait entre une fatigue normale et une fatigue chronique.
Voici une liste de facteurs pouvant induire une fatigue chronique. Il n’est pas nécessaire de cocher toutes les cases, parfois 2-3 sources accumulées sur du moyen-long terme peuvent suffire à faire basculer l’athlète.
1. Une charge d’entrainement mal gérée avec trop peu de temps d’adaptation laissée au corps et au mental (trop de volume d’un coup / trop d’intensité d’un coup / trop des deux d’un coup)
2. Une nutrition qualitativement et quantitativement défaillante (déficits en glucides, protéines, lipides, excès de produits transformés, de cuissons fortes, de sucres raffinés…)
3. Des déficits micro-nuritionnels ou carences qui font que le corps ne peut plus assurer du tout à l’entrainement et en récupération (ferritine, coQ10, zinc, vit D, vit B…)
4. Une consommation accrue des réseaux sociaux
5. La comparaison / compétition (Strava…)
6. Trop de stimulations (visuelles, olfactives, auditives) quotidiennes (vivre en ville à contre coeur…prendre les transports chaque jour)
9. Des troubles fonctionnels plus importants : hypothyroïdie, résistance à l’insuline, dépression…
Alors comment faire quand on se sait en fatigue chronique pour ne pas basculer dans le surentrainement ou le burn-out?
La première des choses à faire, c’est prendre une pause, pour comprendre ce qu’il se passe et analyser les différentes sources de fatigue dans sa vie.
Si l’on n’est pas encore vraiment en fatigue chronique installée, revoir sa charge d’entrainement peut être une bonne idée. Certains types de sorties permettent de relancer les mitochondries et donc la production d’énergie cellulaire, c’est notamment le cas des sorties en endurance fondamentale. Mais il importe aussi de ne pas laisser complètement l’intensité de côté car elle joue un rôle dans la production de mitochondries. À individualiser en fonction du niveau de l’athlète et de sa fatigue.
Quoi qu’il en soit, si vous vous sentez fatigué(e), vous pouvez déjà appliquer les conseils qui suivent (bien sûr, ils sont tous à individualiser pour des résultats durables et solides)
Sortir de la fatigue chronique : Mes conseils de naturopathe et micro-nutritionniste
1. Périodiser et individualiser l’entrainement, trouver un coach à l’écoute, ne plus suivre de programme en ligne qui ne prend pas en compte votre niveau de fatigue ou votre réalité propre.
2.Revoir la qualité et la quantité de sommeil : optimiser avec des plantes (valériane, tilleul, aubépine) ou de la mélatonine végétale / faire attention à respecter – réguler ses rythmes circadiens avec une exposition solaire matinale, des heures de coucher et de lever régulières.
3. Améliorer sa nutrition : Consommer des produits frais, de saison, locaux, les moins transformés possibles / augmenter la part de crudités (si le système digestif va bien) et de principes végétaux colorés / Attention à consommer suffisamment de glucides (complexes de préférence) mais attention aussi à ne pas consommer trop de sucres rapides : les yoyos glycémiques sont épuisants pour l’organisme en plus d’être mauvais pour la santé.
4. Optimiser son hydratation : Boire au moins 2L d’eau par jour : filtrée ou faiblement minéralisée (hors jours de sortie longue ou d’intensité – on favorisera alors une eau riche en minéraux dans des quantités adaptées à ses besoins)
5. Optimiser son statut micro-nutritionnel vérifier les déficits en vitamines et minéraux (les déficits en ferritine sont très fréquents chez la femme et peuvent occasionner une fatigue accrue).
6. Faire un break avec les réseaux sociaux : Passer plusieurs jours en OFF si possible, ou commencer petit avec des périodes de 1 à 2h sans téléphone portable ni notification.
7. Sortir courir sans montre ni data : Cela permet de s’affranchir du stress des allures / FC / KM et de se reconnecter à ses sensations (elles doivent être bonnes) Réduire l’allure pour juste prendre du plaisir sans ajouter de fatigue.
8. Ralentir, s’offrir des moments de ressourcements : Si vous en avez la possibilité, offrez-vous ou faites-vous offrir un week-end au vert, une séance de hammam ou de sauna, un massage relaxant, deux heures dans un SPA. Détendez-vous, prenez soin de vous.
9. Avoir recours à la phytothérapie : Faire une cure de plantes adaptogènes (une fois que la nutrition / hydratation et que les sources de stress sont identifiées) : rhodiola, ashwaghanda, éleuthérocoque peuvent vous être d’une grande aide. Bénéficier des vertus de l’épinette noire en rituel de massage sur les reins. Me contacter pour plus de détail, l’usage des plantes demande de prendre des précautions et peut-être contre-indiquée dans certaines situations.
En revanche, si vous sentez que votre fatigue devient trop lourde à gérer et chronique et que vous semblez vous y installer, je vous invite à contacter un professionnel qui saura vous accompagner avec un programme adapté afin de vous remettre sur pied et de vous aider à comprendre ce qui vous a fait basculer et comment ne plus partir en fatigue chronique.
L’accompagnement ÉLITE que je propose offre une approche globale 100% individualisée qui me permet de comprendre votre hygiène de vie & votre vie sportive sans rien laisser de côté. De votre statut micro-nutritionnel à vos performances, en passant par vos sensations post séances ou l’eau que vous buvez, j’analyse en profondeur votre mode de vie global pour vous proposer ensuite des outils adaptés à vos besoins et votre réalité et vous permettre de continuer à vous entrainer et à progresser tout en prenant soin de votre santé.
N’hésitez pas à me contacter si vous vous sentez concerné(e)s !
À bientôt et prenez soin de vous, chers athlètes !
Emilie Vagner – Nutritionniste & Naturopathe – Spécialité trail et course à pied
Mc Kenzie D. Markers of excessive exercise. Can J App Physiol 1999;24:66-73. ↩︎
Toutes les peaux sont concernées par la préparation à l’exposition solaire, mais les peaux sensibles et réactives ont besoin de plus d’attention, et particulièrement en été. Rougeurs, allergies, lucites, et autres affections cutanées peuvent vite gâcher les vacances aux peaux les plus sensibles.
Pour vous prémunir de ces désagréments liés au retour du soleil, mais aussi à une sensibilité plus forte de votre barrière cutanée, rien de tel que de préparer votre peau en amont et d’intégrer certains réflexes à votre vie de manière durable.
En mettant en place les bons gestes au bon moment de l’année, vous vous protégerez efficacement des rayons nocifs et du vieillissement cellulaire précoce, mais bénéficierez aussi de ce joli hâle doré qu’on aime tant, le plus tard possible.
Voici 5 étapes qui vous aideront à obtenir un joli bronzage en toute sécurité cet été.
Étape 1.
Je réalise un gommage complet du corps afin de débarrasser ma peau de ses impuretés et cellules mortes, et stimuler le renouvellement cellulaire.
Réel temps pour soi, le gommage à la maison ou en institut permet de faire peau neuve en éliminant tout ce dont la peau n’a plus besoin, pour lui permettre de se renouveler de manière plus efficace et rapide.
J’aime beaucoup le gommage à la rose du Maroc de la marque Ren. À retrouver ici.
Étape 2.
Je nourris ma peau de l’intérieur en consommant chaque jour des produits frais colorés et de saison (tomates, poivrons, courgettes, concombre, fraises, myrtilles, framboises, melon, mesclun…) Pour chouchouter sa peau de l’intérieur, rien de tel que de faire le plein de fruits et légumes gorgés d’eau, riches en bêta-carotène, mais aussi en fibres et vitamines ! En prenant soin de mon alimentation, je prends soin de mon transit et aidez mon corps à éliminer ce qui l’encrasse.
Et s’il y a une chose à retenir, c’est que la beauté de la peau dépend en immense partie de la qualité d’élimination intestinale !
Étape 3.
Je me protège des premiers rayons du soleil avec un fluide ou une crème minéral.e de qualité et respectueuse de l’environnement, ou en portant un chapeau et des vêtements légers mais couvrants. Je fuis les produits chimiques qui certes, ne laissent pas de traces, mais pénètrent ma barrière cutanée et polluent mon organisme.
Je m’offre une cure d’astaxanthine végétale ou d’urucum bio !
En prévoyant une cure de compléments ciblés dés le mois de juin, je prépare ma peau de l’intérieur en lui apportant les anti-oxydants dont elle a besoin pour se défendre du stress oxydatif et du vieillissement cutané précoce.
L’astaxanthine est un anti-oxydant très puissant au profil plus intéressant que le béta-carotène, car bien plus riche en caroténoïdes. En piégeant les radicaux libres, l’astaxanthine va protéger les cellules du stress oxydatif occasionné par l’exposition solaire. Le bonus? l’astaxanthine protège également les cellules du cerveau et des yeux.
L’urucum quant à elle, contient 100 fois plus de bêta-carotène que la carotte ! C’est cette forte teneur en bêta-carotène qui lui permet de préparer votre peau au soleil de l’intérieur en lui donnant un hâle discret faisant office de première protection. En parallèle, ses propriétés antioxydantes protègeront votre peau du stress oxydatif et radicalaire liés aux UVB.
Si je souffre de problèmes de peau ou sensibilités particulières, je m’oriente vers un professionnel de santé naturelle afin d’identifier la cause de ce dérèglement et de mettre en place de nouvelles habitudes pour un retour naturel à l’équilibre de mes fonctions.
Un problème de peau vient d’une alimentation inadaptée, d’un stress chronique, d’un manque de mouvement et d’une hygiène de vie globale qui ne répond pas aux besoins métabolique de l’organisme.
En travaillant sur ces différents points et en se donnant le temps de faire évoluer son hygiène de vie globale, tout rentre en général dans l’ordre !
Il y a une semaine environ, et comme pour donner à l’arrivée du Printemps un peu plus de gaieté, j’ai reçu un très joli petit panier garni de fraises et de légumes colorés de la part de La Maison Colom.
Notre partenariat autour des fruits et légumes d’exception avait commencé avec leurs produits d’hiver, (voir ma rubrique spéciale Jardins en Fleurs pour La Maison Colom ) et c’est avec enthousiasme que nous avons décidé de poursuivre ensemble cette aventure autour d’un nouveau panier de printemps, composé de fraises, et de merveilleux petits légumes dont je vous parlerai bientôt autour d’une prochaine recette.
Pour fêter l’arrivée des beaux jours et faire honneur aux petites fraises si odorantes et belles que j’ai reçues, j’ai choisi, pour cette première édition de printemps, de partager avec vous mon porridge d’avoine à l’amande et aux fruits rouges.
Le porridge est un de mes petits-déjeuners favoris, tant pour ses saveurs que pour les bienfaits qu’il apporte à l’organisme : Gourmand et complet tout en étant très sain, il est tout simplement idéal pour qui veut prendre soin de soi dès le saut du lit sans pour autant sacrifier à la gourmandise.
Et quand vient la saison des fruits rouges, c’est un délice pour moi que de pouvoir agrémenter à nouveau mes porridges et smoothies bowls de fraises, de framboises, de myrtilles, et de graines, pour ensuite les savourer tranquillement en profitant du calme et des premières heures ensoleillées de la journée. N’est-ce pas là une façon idéale de commencer la journée? En prenant soin de soi et de son corps, avec des couleurs et des saveurs qui réveillent et régalent tous les sens?
Ici, je vous présente une version tiède du porridge, mais vous pouvez également le préparer en avance et le déguster froid, selon vos préférences.
Pour un porridge, il vous faudra : Ingrédients :
30 gr de petits flocons d’avoine
200 ml de lait d’amande
1 c.à.c d’huile de coco
2 c.à.c de sirop d’érable
1 c.à.s de purée d’amandes blanches
5 à 6 jolies fraises bien mûres
1 poignée de bleuets (myrtilles) fraîches ou surgelées
1 poignée d’amandes blanches
Recette :
Dans une casserole sur feu moyen, mélangez le lait, l’huile de coco, le sirop d’érable et la purée d’amandes blanches.
Lavez et coupez deux fraises en petits morceaux et ajoutez au mélange.
Quand le mélange commence à frémir, versez vos flocons d’avoine en pluie tout en remuant bien pendant quelques minutes.
Lorsque le porridge commence à épaissir, coupez le feu et laissez reposer quelques minutes de plus.
Préparez vos fruits et vos amandes blanches.
Versez le porridge tiédi dans un bol, puis ajoutez vos fruits et vos amandes.
Juste avant de servir, versez un filet de lait d’amande supplémentaire sur votre porridge et additionnez d’une cuillère à soupe de purée d’amande. Vous obtiendrez ainsi une version plus crémeuse et délicieusement gourmande.
Voilà !
A très bientôt pour une autre recette gourmande, saine, et garantie 100% végétale !