De l’adaptation à la dysfonction : la bascule insidieuse du sportif d’endurance

Que se passe t-il sur un plan physiologique pour que l’athlète, petit à petit, bascule de l’adaptation vers la désadaptation, puis la dysfonction?

Des athlètes en désadaptation ou en dysfonction, j’en vois souvent en consultation.
Souvent il s’agit de personnes investies, avec un bon niveau, soucieuses de progresser et de dépasser leurs limites pour vivre pleinement leur passion.

Alors, comment expliquer qu’un jour tout bascule?
Plus de jus, plus de mental, plus d’énergie, des blessures, des soucis hormonaux.
Qu’a t-il pu bien se passer alors que d’apparence “tout allait bien?”

  1. L’adaptation : Un corps qui s’ajuste et se renforce.

Le principe de l’entrainement, c’est l’exercice d’une contrainte répétée et mesurée dans le but d’obtenir une adaptation physiologique et une progression.

Les adaptations sont d’ordre :

  • Cardiovasculaires : amélioration de la FC, du débit sanguin, meilleure vascularitsation
  • Métaboliques : amélioration du VO2max, meilleure utilisation des lipides et augmentation du glycogène
  • Hormonales : réorganisation des hormones dans le but de trouver une économie d’énergie efficiente.

En général, au début d’une pratique sportive (réfléchie), ces adaptations se font correctement, le sportif progresse. Tout va plutôt bien.

2. Le glissement commence lorsque l’athlète entre dans une zone “grise”
Le volume et l’intensité augmentent mais  les besoins énergétiques et de récupération derrière ne suivent pas.

Les premiers symptômes sont discrets, ils peuvent se confondre avec un manque de motivation, un coup de mou passager, et pousser le sportif à persévérer, ignorant ainsi les premiers signes que lui envoie son corps :

Fatigue + importante
Sommeil instable / léger / réveils nocturnes
Perte de plaisir
Obsession autour de l’entrainement
Petites douleurs ou tensions ici et là
Digestion perturbée
Le corps et le mental ont de + en + de mal à s’adapter.

La désadaptation a bel et bien commencé.

Les marqueurs physiologiques commencent à flancher : Certaines hormones (T4-T3 – Testostérone – Leptine) restent basses alors que d’autres (Cortisol – Adrénaline) sont sécrétées en excès.

Niveau ressentis, l’athlète peut expérimenter :

Fatigue durable
Sommeil fragmenté
Problèmes digestifs
Perte de plaisir
Perte de libido
Humeur instable
Cycle irréguliers
Douleurs musculaires, ostéo-articulaires

L’athlète glisse un peu plus vers la dysfonction.

3. Et puis un jour, c’est la bascule.

L’athlète persiste à s’entrainer sans écouter les signaux de son corps et sans rien changer, ni à son mode de vie ni à sa nutrition. L’organisme bascule alors en mode survie. 
Les atteintes hormonales sont installées.

C’est là que l’on observe par exemple :

Hypothyroïdie fonctionnelle
Hypogonadisme
RED-S

    L’organisme à ce stade a quitté le mode désadaptation et est entré en dysfonction.

    Ce glissement se voit très souvent en endurance, et ce pour trois raisons :

    1. De nombreux athlètes sont en déficit énergétique chronique et l’ignorent. Ils mangent “sainement” mais pas suffisamment pour honorer leurs besoins réels (qui sont très augmentés par rapport à ceux d’un sédentaire)
    2. La charge de stress cumulés dans la vie d’un athlète amateur peut être très importante : travail, famille, entraînement, soucis divers…Le stress chronique impacte profondément l’axe hormonal.
    3. Les déficits en vitamines et minéraux chez les athlètes d’endurance sont une réalité. Et qui dit déficits dit dysfonctions générales de tout les systèmes.

    Ces trois pôles mettent l’organisme en trop grande difficulté. Ça tient en général quelques mois ou années selon le point de départ de l’athlète, puis ça finit par basculer.

    Il est essentiel de comprendre que :

    Plus tu t’entraînes, plus tes besoins en macro (glucides, lipides, protéines) et micro nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) augmentent.

    D’une part, pour faire fonctionner l’organisme à l’entraînement et répondre aux sollicitations musculaires, cardiaques, respiratoires, énergétiques.

    Mais aussi pour réparer les dégâts infligés au corps par la pratique et l’aider à s’adapter et se consolider : micro-lésions musculaires, stress oxydatif, déséquilibre hormonal…

    À ne jamais prendre en compte cet aspect de ta vie d’athlète, tu creuses petit à petit tes déficits, tu fragilises tes fonctions et te diriges lentement mais sûrement vers la bascule de ton organisme en mode survie !

    Tu aimerais éviter d’en arriver là?
    Tu te demandes si tu n’es pas déjà en désadaptation ou dysfonction?

    La consultation de bilan initial que je propose te permettra de :

    • Comprendre la cause et l’origine des soucis rencontrés (axe hormonal, blessures, fatigue chronique, stagnation…)
    • Connaitre tes besoins réels en macro-nutriments via une analyse détaillée de ta nutrition (au quotidien et autour de tes séances)
    • Objectiver tes déficits vitaminiques et y remédier via des compléments de qualité, et des cures individualisées
    • Bénéficier de mes recommandations et de mon suivi régulier pour retrouver ton équilibre, obtenir des performances à la hauteur de ton potentiel réel, le tout, sans sacrifier ta santé.

    Tu peux me contacter via la rubrique  » prendre rendez-vous »

    Troubles hormonaux chez l’athlète masculin. Les femmes ne sont pas les seules concernées.

    Les troubles hormonaux masculins? Un sujet sous-côté et pourtant, il concerne de nombreux athlètes et peut mettre à mal leur santé et leur vie sportive à court, moyen et long terme !

    Les troubles hormonaux ont longtemps été associés aux femmes uniquement. La raison? Les dysfonctionnements sont plus faciles à repérer chez la femme que chez l’homme car ils s’inscrivent (mais pas seulement) dans l’arrêt de l’ovulation et la perte du cycle menstruel. Il serait réducteur de limiter la question des troubles hormonaux féminins à la seule perte du cycle, mais ça n’est pas le sujet du jour !
    Chez un athlète masculin, un trouble hormonal ne va pas être aussi évident à détecter car ses symptômes peuvent s’associer à d’autres problématiques de vie plus banales : fatigue générale, libido en berne liée à des soucis de couple, sautes d’humeur liées au travail (…) Mais s’il y a deux choses à ne pas ignorer, ce sont la perte de libido et le trouble de l’érection, signes d’un organisme en PLS et d’un système hormonal en souffrance. C’est un peu l’équivalent de la perte de cycle menstruel chez la femme. Je t’en reparle plus tard.

    On lit souvent que les femmes sont 4x plus touchées que les hommes, je pense de mon côté que les hommes sont en fait sous-diagnostiqués.

    Je t’explique dans l’article qui suit comment le système hormonal de l’athlète masculin peut être affecté et te partage les signaux auxquels il faut prêter attention si tu ne veux pas voir basculer ton système hormonal, ta santé et tes performances du côté de la dysfonction.

    C’est quoi un trouble hormonal?

    On parle de trouble hormonal quand survient une anomalie ou un défaut de production et de régulation des hormones dans le corps.

    Et les hormones?

    Les hormones sont produites par les glandes endocrines (thyroïde, surrénales, testicules) qui dépendent du cerveau (hypophyse et de hypothalamus.)
    Elles agissent sur de nombreuses fonctions métaboliques essentielles à la santé et au fonctionnement optimal de l’organisme :  production d’énergie, stabilité nerveuse, croissance, reproduction, gestion de la glycémie, thermorégulation, digestion, récupération, sommeil, appétit, satiété…

    Le système hormonal, c’est un peu le chef d’orchestre de ton corps, et quand il déraille, cela peut mener à :

    • Fatigue inhabituelle
    • Moral en dents de scie, instable
    • Prise ou perte de poids
    • Insomnies, réveils nocturnes
    • Irritabilité, dépression
    • Perte de libido, absence d’érection 
    • Diminution des performances
    • Chute de cheveux
    • Blessures
    • Immunité faible

    Les athlètes masculins sont tout aussi concernés que les femmes par les problématiques hormonales. Mais par manque de connaissances ou difficultés à assumer / parler de leurs symptômes, (pas toujours facile de parler de ses troubles érectiles ou de ses sautes d’humeur…) ils ne consultent pas…jusqu’à ne plus avoir d’autre choix que de le faire. Et là, les choses sont moins faciles à rétablir.


    Les 3 principaux troubles hormonaux de l’athlète masculin vont être :

    • l’hypogonadisme fonctionnel
    • l’excès de cortisol
    • l’hypothyroïdie fonctionnelle
    • Le RED-S* (le tripack complet)

    *La triade de l’athlète a été renommé RED-S en 2014 afin d’inclure la population masculine, qui jusque là en était exclue.

    1. L’hypogonadisme (fonctionnel)

    Ce trouble se présente lorsque l’athlète présente une nette diminution de sa testostérone.

    Les symptômes associés sont :

    • Baisse de la libido
    • Troubles de l’érection
    • Diminution de la force
    • Irritabilité
    • Troubles du sommeil
    • Fatigue persistante

    Cela peut s’expliquer par :

    • Un déséquilibre entre dépenses et apports énergétiques
    • Un gros volume d’entraînement
    • Un déficit énergétique
    • Des déficits micro-nutritionnels
    • Un stress chronique

    Comme chez la femme aménorrhée, l’organisme va préférer réduire la testostérone et couper les fonctions reproductives pour se mettre en mode survie. 

    2. L’excès de cortisol 

    Il apparaît lorsque l’organisme, soumis à un stress chronique ou à des stress cumulés, secrète trop de cortisol. Produit excessivement, le cortisol monopolise d’autres fonctions qui vont de fait, être ralenties. 

    C’est une cascade de déséquilibres qui s’installe alors.

    Les principaux symptômes d’un excès de cortisol :

    • Anxiété, difficultés à se concentrer, hypervigilance
    • Augmentation de la glycémie 
    • Réveils nocturnes, fatigue chronique

    Cela peut s’expliquer par :

    • Un stress chronique et multi-factoriel 
    • Des entraînements intenses trop fréquents 
    • Des phases de récupération mal gérées

    3. L’hypothroïdie (fonctionnelle)

    L’hypothyroïdie fonctionnelle survient lorsque l’hypothalamus ne stimule plus suffisamment l’hypophyse, qui à son tour, ne stimule pas suffisamment la thyroïde, qui in fine ne sécrète plus assez de T3 et T4.

    Les principaux symptômes de l’hypothyroïdie fonctionnelle sont :

    • Métabolisme ralenti
    • Fatigue importante même après une bonne nuit
    • Frilosité
    • Troubles digestifs
    • Déficit d’attention (brouillard mental)

    Cela s’explique par :

    • Des apports caloriques inférieurs aux besoins réels de l’athlète
    • Des déficits en micro-nutriments 
    • Du stress chronique (psychologique et physiologique)

    4. Le RED-S (Relative Energy Deficiency in Sport)


    Ce syndrome, c’est en quelque sorte le pack premium de tous les troubles hormonaux évoqués ci-dessus.

    Chez un athlète atteint de RED-S on pourra observer :

    • Diminution de la testostérone
    • Troubles érectiles / perte de libido
    • Blessures & problèmes ostéo-articulaires
    • Mauvaise récupération
    • Stagnation, voire baisse des performances
    • Symptômes d’hypothyroïdie (frilosité, fatigue…)
    • Troubles psycho-émotionnels (irritabilité, baisse de moral, anxiété…)

    Tu te reconnais dans un ou plusieurs des symptômes évoqués?
    Tu as un doute quant à ta santé hormonale?
    Tu as suivi une grosse prépa ou augmenté ton volume et tu constates une baisse de libido, de l’irritabilité, une fatigue persistante, bref, des changements qui affectent ta qualité de vie?

    Je t’invite vivement à ne pas faire l’autruche sur ces questions.

    Et si tu as besoin d’aide pour comprendre ta situation, l’objectiver et en sortir avec une stratégie ciblée et correspondant à ton profil de sportif, tu peux me contacter via la rubrique “prendre rendez-vous”

    Se reposer c’est s’entraîner. Ce que tu risques à négliger ta récupération.

    Chez les athlètes d’endurance – coureurs, cyclistes, triathlètes, nageurs –  la performance et la progression reposent sur l’équilibre entre entraînement et récupération.

    On a tendance à penser que plus on s’entraîne dur et plus on progresse, alors que le progrès réel se produit pendant la récupération, et pas vraiment à l’effort.

    Négliger la phase de récupération, c’est s’exposer à des conséquences physiologiques, hormonales et mentales, qui à plus ou moins long terme, vont nuire à la santé de l’athlète et à ses performances.

    Parce que chacune de tes séances d’intensité ou d’endurance longue provoque (et c’est normal) :

    • Des micro-lésions musculaires
    • Une déplétion énergétique (glycogène, bicarbonates et électrolytes)
    • Un stress hormonal accru : hausse transitoire du cortisol et de la glycémie.
    • Du stress oxydatif

    La récupération, quant à elle, permet :

    • La réparation des fibres musculaires et tendineuses
    • La reconstitution de tes stocks de glycogène au niveau des muscles et du foie
    • L’adaptation et le renforcement global de ton organisme (corps et mental) par effet de surcompensation.

    Un entraînement qui va suffisamment (mais pas trop) mettre ton organisme en difficulté, et qui sera suivi d’une excellente récupération permettra au principe hormétique d’opérer :

    Stimulation + récupération = renforcement global

    Si tu ne prends pas le temps de bien récupérer entre chaque séance ou après une compétition, ton organisme reste dans un état de stress chronique.

    La fatigue s’installe, les fragilités au niveau ostéo-articulaire et musculaires s’accumulent, le moral est affecté et c’est toute une mécanique qui s’enraye, menant à :

    • Une perte de puissance et d’endurance
    • Une fatigue plus rapide à l’entraînement
    • Une incapacité à honorer tes séances
    • Des temps de récupération plus longs
    • Une motivation en chute libre

    Tout ton organisme va subir les effets d’une récupération insuffisante ou non qualitative

    • Sphère hormonale : Le stress en continu augmente la production de cortisol et réduit celle des hormones sexuelles et thyroïdiennes (testostérone, oestrogènes, progestérone, T3, T4) > troubles du cycle, perte de libido, perte de masse musculaire, dysfonction thyroïdienne (frilosité, prise de poids ou difficulté à perdre, constipation…)
    • Sphère musculaire et osseuse : Comme les tissus musculaires et osseux ne se réparent jamais vraiment, le risque de blessures augmente (fractures de fatigue, tendinite, syndrome de l’essuie-glace…)
    • Sphère immunitaire : Le manque de récupération fragilise les capacités du corps à se défendre, entrainant une plus grande susceptibilité aux infections virales, un temps de convalescence prolongé…
    • Sphère psycho-émotionnelle : La fatigue nerveuse entraine épuisement, irritabilité, perte de motivation

    Négliger sa récupération, c’est saborder son potentiel et mettre sa santé en danger.

    Tout athlète d’endurance qui n’intègre pas consciencieusement des phases de récupération à ses entraînements finit par perdre ce qu’il cherche à gagner à travers un phénomène de surcompensation positif, à savoir :

    L’épanouissement
    La santé
    La progression
    La performance

    Une bonne récupération doit être planifiée et prendre une place à part entière dans la vie de l’athlète. Comme j’aime à le dire : Récupérer, c’est s’entraîner !

    Cette récupération doit comporter :

    Un sommeil d’excellente qualité
    Des apports nutritionnels ciblés
    Une hydratation optimale
    Une récupération mentale active

    Tout cela mériterait d’être optimisé?

    Tu aimerais bénéficier d’un bilan complet  et d’un protocole de conseils individualisés pour améliorer cette partie de ton entraînement et mettre toutes les chances de ton côté pour performer sans t’épuiser?

    Contacte-moi par mail pour organiser ton rendez-vous de bilan.

    Ta fatigue chronique n’a rien à voir avec ton volume d’entrainement. Je t’explique pourquoi.

    De nombreux athlètes d’endurance, et peu importe leur niveau, ont tendance à penser que leur fatigue chronique ou leur surentrainement vient exclusivement de leur pratique et de leur volume d’entrainement.

    « Je m’entraine trop dur » J’en fais trop » « Je m’épuise tout seul » « Je vais lever le pied » « Je vais arrêter un moment le temps de me remettre »

    Le terme de « surentrainement » y est probablement pour quelque chose dans cette croyance, que je qualifierais de réductionniste tant elle empêche d’élargir son champ de vision et de réaliser que d’autres paramètres entrent en jeu dans cette histoire : nutrition, déficits, stress périphériques…

    J’aborde l’ensemble de ces paramètres menant au surentrainement dans cet article, mais aujourd’hui, j’aimerais attirer votre attention sur un point central qui est problématique chez la plupart des coureurs que je vois en consultation…et ce point central, c’est la nutrition.

    Ce que j’aimerais vous démontrer ici avec cet article, c’est que majoritairement et pour 90% des athlètes que j’accompagne, le problème se situe plutôt dans l’assiette et dans les ravitos qu’à l’entrainement.

    Pour les 10% restant, il s’agit d’une fatigue liée à un volume d’entrainement trop important et trop soudain, chez des personnes n’ayant pas l’habitude de s’entrainer et qui veulent en faire trop tout de suite ou qui manquent de connaissances sur la notion de progressivité.

    Mon propos concerne donc plutôt les athlètes qui s’entrainent déjà depuis quelques années et qui vont se retrouver à un moment confrontés à la fatigue chronique ou au surentrainement.

    Alors, si l’entrainement n’est pas le principal responsable de la fatigue chronique, qui est le coupable?

    Très souvent, trop souvent, c’est un problème d’alimentation et de déficit calorique qui est à l’origine (entre autre) de l’épuisement. Tu t’entraines dur, tu suis ton programme d’entrainement à la lettre, mais avant, pendant et après, tu ne t’alimentes pas comme ton corps a besoin que tu le fasses pour pouvoir suivre….

    Le problème, c’est que quand tu t’entraines, tous tes besoins en macro et micro nutriments sont augmentés.
    Ce sont ces apports qui permettent à ton corps et tes systèmes de fonctionner :

    Contraction musculaire
    Fonction cardiaque
    Circulation sanguine
    Thermorégulation
    Vigilance et coordination


    Et quand tu récupères, ce sont ces mêmes apports qui vont aider ton corps à se réparer et à se renforcer :

    Reconstitution des réserves de glycogène via l’apport de glucides rapides et une hydratation ciblée
    Reconstruction des fibres musculaires via l’apport en acides aminés (protéines fortes)
    Rééquilibrage au niveau hormonal : cortisol en baisse, relance des hormones anabolisantes
    Retour de la sensibilité à l’insuline
    Récupération nerveuse via un sommeil de qualité et un apport glucidique optimal

    Réparation cellulaire via l’apport de micro nutriments et anti-oxydants

    Si tes besoins ne sont pas honorés, tu ne récupères plus, tu accumules du stress physiologique et nerveux, tes muscles et tes articulations repartent à l’entrainement sans être pleinement « régénérés », tes réserves ne sont pas pleines, tu t’entraines avec 50% de ta batterie pleine, tu accumules du stress oxydatif, creuses tes déficits et ‘est un cercle vicieux qui s’installe pour t’amener plus ou moins rapidement vers l’épuisement, la stagnation à l’entrainement, et la dysfonction : perte de libido ou du cycle menstruel, immunité faible, dépression ou burn-out, blessures…

    C’est là que certains athlètes décident de moins s’entrainer voire de tout arrêter alors que le problème ne vient pas de leur pratique mais de leur dénutrition !!!

    Il est tout à fait possible de s’entrainer sérieusement, de faire de beaux volumes et de progresser sans tomber dans le surentrainement ou la fatigue chronique.

    Il s’agit de remettre de la cohérence dans ses apports et de ne pas faire l’autruche sur les déficits accumulés au fil des années à cause d’apports insuffisants associés à une pratique très énergivore. Et des déficits, j’en vois très régulièrement chez les athlètes, hommes ou femmes.

    Une étude intitulée “Nutrient Adequacy in Endurance Athletes”1 a observé 95 athlètes d’endurance (environ moitié hommes, moitié femmes) et évalué leur apport nutritionnel via rappel alimentaire de 24 h. Résultat, plus de 50 % ne respectaient pas les apports recommandés en vitamine A, C…. 2 Plus de 93 % des athlètes ne couvraient pas leurs besoins en vitamine D.
    3Environ 71-72 % ne couvraient pas leurs besoins en vitamine E….

    Alors avant de sacrifier ton entrainement, je t’invite à faire le point sur ta nutrition.

    Et si tu ne sais pas par où commencer, tu peux répondre honnêtement au mini questionnaire qui suit. Si tu as répondu « non » 3 fois ou plus, c’est que ta nutrition (et ta pratique) gagneraient à être optimisée ! Si tu as répondu oui à tout, bravo, continue comme ça !

    1. Je veille toujours à augmenter mes apports en glucides avant une sortie longue ou une compétition.
    2. Je pense à m’alimenter assez rapidement après un entrainement avec du volume ou de l’intensité.
    3. J’adapte mes sources de glucides en fonction de mes jours d’entrainement ou de repos
    4. Je m’alimente et m’hydrate systématiquement en sortie longue
    5. Je connais mes besoins glucidiques à l’effort

    J’espère que cet article aura apporté un peu de clarté sur le fait que la fatigue chronique n’est bien souvent pas le fait d’un volume d’entrainement trop important, mais plutôt la conséquence d’une nutrition défaillante et d’apports largement inférieurs aux besoins réels et individuels des athlètes, que ces derniers soient amateurs ou élites. Il existe évidemment d’autres causes qui viennent se rajouter à un gros entrainement et une nutrition défaillante, et qui font petit à petit le terrain du burn-out du sportif. Je t’invite à consulter l’article dédié à ce sujet ici

    La bonne nouvelle c’est que ça se travaille et qu’avec l’aide d’un professionnel formé à ces questions, on peut vite remonter la pente et adopter des pratiques alimentaires qui correspondent pleinement à nos besoins physiologiques et métaboliques.

    Si tu souhaites prendre rendez-vous et faire le point sur tes apports et tes déficits, tu peux me contacter via le formulaire sur cette page.


      1. PubMed+2PMC+2 ↩︎
      2. DPI+1 ↩︎
      3. PMC+1 ↩︎

      Les 5 erreurs que tu fais (peut-être) et qui sabotent tes performances.

      Je souhaitais vous partager aujourd’hui les 5 erreurs les plus courantes que font les athlètes que je vois en consultation, et qui sabotent leur entrainement, leurs performances et les empêchent d’atteindre leur plein potentiel !

      Peut-être que toi aussi, tu fais l’une ou plusieurs de ces erreurs.
      Auquel cas, cet article est pour toi !

      Erreur n°1
      Ne pas s’alimenter suffisamment avant les sorties !
      Courir à jeun ou après un à plusieurs repas insuffisants en termes d’apports glucidiques, protéiques, et lipidiques, t’expose à :

      • Un manque d’énergie / une faiblesse musculaire
      • Une sensation de batterie vide / un mental en berne
      • Hypoglycémie / coup de barre
      • Récupération retardée et limitée induisant un retour à l’entrainement avec des batteries rechargées à 60% et pas 100% !

      Erreur n°2
      Ne miser que sur les gels et l’eau plate en compétition.
      Limiter ta stratégie nutritionnelle en course à l’unique prise de gels et d’eau plate, c’est faire 1/8e du travail et te priver de solutions alternatives ou complémentaires qui amélioreraient tes performances, mais aussi ta récupération post compétition.

      Ce que tu risques en te limitant aux gels et à l’eau plate :

      • Mauvaise assimilation et douleurs stomachales
      • Wrong timing dans la prise et rechute ou hypoglycémie. Les gels ont un effet coup de fouet mais qui hélas, ne dure jamais longtemps.
      • Hyponatrémie liée à un apport insuffisant en sodium
      • Rupture de l’équilibre en électrolytes liée à une compensation des pertes avec une boisson adaptée
      • Résultat : tu te mets en difficulté alors qu’une approche nutritionnelle calibrée devrait au contraire te faciliter la tâche.

      Erreur n°3
      Faire l’impasse sur l’entrainement du système digestif ou « gut training »
      Un système digestif qui n’est pas habitué à être sollicité pendant l’effort finira par te poser des problèmes en compétition. Tu entraines tes muscles, ton coeur et tes articulations, pourquoi ne le fais-tu pas avec ton système digestif alors qu’il est un acteur clé de ta performance. 1Une étude sur les troubles digestifs chez les marathoniens a révélé que 27% d’entre eux ont signalés avoir subi des symptômes gastro-intestinaux pendant la course. On comprend que ces conditions sont loin d’être idéales pour atteindre son objectif.

      Faire l’impasse sur l’entrainement intestinal ou « gut training », c’est s’exposer le jour J à :

      • Des nausées, points de côté, vomissements, envies pressantes, gaz….
      • Une course désagréable.
      • Un DNF ou abandon pour cause de gênes intolérables

      Erreur n°4
      Faire l’autruche sur les déficits mico-nutritionnels

      Les sports d’endurance sont particulièrement énergivores et nombreux sont les athlètes (amateurs compris) à cumuler les déficits en vitamines, minéraux et oligo-éléments. Plus tu laisses trainer, plus tes déficits se creusent, pour t’amener insidieusement et plus ou moins silencieusement vers :

      • Le surentrainement, la fatigue chronique
      • Faiblesses immunitaires / atteintes virales régulières
      • Dysfonctionnements hormonaux (thyroïde, aménorrhée, libido en vrac, burn out…)
      • Blessures et fractures de fatigue
      • Dépression, moral en dent de scie

      Erreur N°5
      Se complémenter à l’aveugle
      Prendre des compléments au hasard sans avoir objectivé tes besoins avec un spécialiste est problématique pour plusieurs raisons :
      Certaines vitamines ou anti-oxydants pris en excès ou sans besoin réel peuvent être néfastes et avoir l’effet inverse de celui escompté.
      Prendre ou associer certains compléments au mauvais moment peut annuler leur assimilation, voire provoque de l’oxydation.
      Notons aussi ici qu’en voulant aller au plus économique, certains laboratoires peu scrupuleux vont sacrifier la qualité et l’efficacité de leurs produits en choisissant des molécules moins assimilables. C’est souvent le cas pour le magnésium qui doit faire l’objet d’une attention particulière.

      En te supplémentant à l’aveugle, tu risques de

      • Perdre ton temps
      • Perdre ton argent
      • Et parfois même, perdre ta santé alors que tu pensais bien faire

      Ces 5 erreurs, je les retrouve chez 90% des athlètes que j’accompagne.
      La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour y remédier et remettre de la cohérence, et de la science dans ce que tu fais, avec à la clé des performances à la hauteur de ton potentiel et de l’énergie pour t’entrainer.

      C’est ce que je propose de voir en consultation avec :

      • Une analyse complète de ta nutrition
      • L’objectivation de tes déficits
      • L’nalyse de ta nutrition autour et pendant tes sorties et compétitions
      • L’évaluation de tes capacités de récupération

      À partir de là, je te propose un protocole complet pour t’aider à atteindre les performances pour lesquelles tu t’entraines sans sacrifier ta santé.
      Si tu souhaites prendre rendez-vous, tu peux me contacter via ce formulaire.

      1. https://www.mdpi.com/2072-6643/10/7/811?utm_source=chatgpt.com ↩︎