Troubles hormonaux chez l’athlète masculin. Les femmes ne sont pas les seules concernées.

Les troubles hormonaux masculins? Un sujet sous-côté et pourtant, il concerne de nombreux athlètes et peut mettre à mal leur santé et leur vie sportive à court, moyen et long terme !

Les troubles hormonaux ont longtemps été associés aux femmes uniquement. La raison? Les dysfonctionnements sont plus faciles à repérer chez la femme que chez l’homme car ils s’inscrivent (mais pas seulement) dans l’arrêt de l’ovulation et la perte du cycle menstruel. Il serait réducteur de limiter la question des troubles hormonaux féminins à la seule perte du cycle, mais ça n’est pas le sujet du jour !
Chez un athlète masculin, un trouble hormonal ne va pas être aussi évident à détecter car ses symptômes peuvent s’associer à d’autres problématiques de vie plus banales : fatigue générale, libido en berne liée à des soucis de couple, sautes d’humeur liées au travail (…) Mais s’il y a deux choses à ne pas ignorer, ce sont la perte de libido et le trouble de l’érection, signes d’un organisme en PLS et d’un système hormonal en souffrance. C’est un peu l’équivalent de la perte de cycle menstruel chez la femme. Je t’en reparle plus tard.

On lit souvent que les femmes sont 4x plus touchées que les hommes, je pense de mon côté que les hommes sont en fait sous-diagnostiqués.

Je t’explique dans l’article qui suit comment le système hormonal de l’athlète masculin peut être affecté et te partage les signaux auxquels il faut prêter attention si tu ne veux pas voir basculer ton système hormonal, ta santé et tes performances du côté de la dysfonction.

C’est quoi un trouble hormonal?

On parle de trouble hormonal quand survient une anomalie ou un défaut de production et de régulation des hormones dans le corps.

Et les hormones?

Les hormones sont produites par les glandes endocrines (thyroïde, surrénales, testicules) qui dépendent du cerveau (hypophyse et de hypothalamus.)
Elles agissent sur de nombreuses fonctions métaboliques essentielles à la santé et au fonctionnement optimal de l’organisme :  production d’énergie, stabilité nerveuse, croissance, reproduction, gestion de la glycémie, thermorégulation, digestion, récupération, sommeil, appétit, satiété…

Le système hormonal, c’est un peu le chef d’orchestre de ton corps, et quand il déraille, cela peut mener à :

  • Fatigue inhabituelle
  • Moral en dents de scie, instable
  • Prise ou perte de poids
  • Insomnies, réveils nocturnes
  • Irritabilité, dépression
  • Perte de libido, absence d’érection 
  • Diminution des performances
  • Chute de cheveux
  • Blessures
  • Immunité faible

Les athlètes masculins sont tout aussi concernés que les femmes par les problématiques hormonales. Mais par manque de connaissances ou difficultés à assumer / parler de leurs symptômes, (pas toujours facile de parler de ses troubles érectiles ou de ses sautes d’humeur…) ils ne consultent pas…jusqu’à ne plus avoir d’autre choix que de le faire. Et là, les choses sont moins faciles à rétablir.


Les 3 principaux troubles hormonaux de l’athlète masculin vont être :

  • l’hypogonadisme fonctionnel
  • l’excès de cortisol
  • l’hypothyroïdie fonctionnelle
  • Le RED-S* (le tripack complet)

*La triade de l’athlète a été renommé RED-S en 2014 afin d’inclure la population masculine, qui jusque là en était exclue.

  1. L’hypogonadisme (fonctionnel)

Ce trouble se présente lorsque l’athlète présente une nette diminution de sa testostérone.

Les symptômes associés sont :

  • Baisse de la libido
  • Troubles de l’érection
  • Diminution de la force
  • Irritabilité
  • Troubles du sommeil
  • Fatigue persistante

Cela peut s’expliquer par :

  • Un déséquilibre entre dépenses et apports énergétiques
  • Un gros volume d’entraînement
  • Un déficit énergétique
  • Des déficits micro-nutritionnels
  • Un stress chronique

Comme chez la femme aménorrhée, l’organisme va préférer réduire la testostérone et couper les fonctions reproductives pour se mettre en mode survie. 

2. L’excès de cortisol 

Il apparaît lorsque l’organisme, soumis à un stress chronique ou à des stress cumulés, secrète trop de cortisol. Produit excessivement, le cortisol monopolise d’autres fonctions qui vont de fait, être ralenties. 

C’est une cascade de déséquilibres qui s’installe alors.

Les principaux symptômes d’un excès de cortisol :

  • Anxiété, difficultés à se concentrer, hypervigilance
  • Augmentation de la glycémie 
  • Réveils nocturnes, fatigue chronique

Cela peut s’expliquer par :

  • Un stress chronique et multi-factoriel 
  • Des entraînements intenses trop fréquents 
  • Des phases de récupération mal gérées

3. L’hypothroïdie (fonctionnelle)

L’hypothyroïdie fonctionnelle survient lorsque l’hypothalamus ne stimule plus suffisamment l’hypophyse, qui à son tour, ne stimule pas suffisamment la thyroïde, qui in fine ne sécrète plus assez de T3 et T4.

Les principaux symptômes de l’hypothyroïdie fonctionnelle sont :

  • Métabolisme ralenti
  • Fatigue importante même après une bonne nuit
  • Frilosité
  • Troubles digestifs
  • Déficit d’attention (brouillard mental)

Cela s’explique par :

  • Des apports caloriques inférieurs aux besoins réels de l’athlète
  • Des déficits en micro-nutriments 
  • Du stress chronique (psychologique et physiologique)

4. Le RED-S (Relative Energy Deficiency in Sport)


Ce syndrome, c’est en quelque sorte le pack premium de tous les troubles hormonaux évoqués ci-dessus.

Chez un athlète atteint de RED-S on pourra observer :

  • Diminution de la testostérone
  • Troubles érectiles / perte de libido
  • Blessures & problèmes ostéo-articulaires
  • Mauvaise récupération
  • Stagnation, voire baisse des performances
  • Symptômes d’hypothyroïdie (frilosité, fatigue…)
  • Troubles psycho-émotionnels (irritabilité, baisse de moral, anxiété…)

Tu te reconnais dans un ou plusieurs des symptômes évoqués?
Tu as un doute quant à ta santé hormonale?
Tu as suivi une grosse prépa ou augmenté ton volume et tu constates une baisse de libido, de l’irritabilité, une fatigue persistante, bref, des changements qui affectent ta qualité de vie?

Je t’invite vivement à ne pas faire l’autruche sur ces questions.

Et si tu as besoin d’aide pour comprendre ta situation, l’objectiver et en sortir avec une stratégie ciblée et correspondant à ton profil de sportif, tu peux me contacter via la rubrique “prendre rendez-vous”

Les 5 erreurs que tu fais (peut-être) et qui sabotent tes performances.

Je souhaitais vous partager aujourd’hui les 5 erreurs les plus courantes que font les athlètes que je vois en consultation, et qui sabotent leur entrainement, leurs performances et les empêchent d’atteindre leur plein potentiel !

Peut-être que toi aussi, tu fais l’une ou plusieurs de ces erreurs.
Auquel cas, cet article est pour toi !

Erreur n°1
Ne pas s’alimenter suffisamment avant les sorties !
Courir à jeun ou après un à plusieurs repas insuffisants en termes d’apports glucidiques, protéiques, et lipidiques, t’expose à :

  • Un manque d’énergie / une faiblesse musculaire
  • Une sensation de batterie vide / un mental en berne
  • Hypoglycémie / coup de barre
  • Récupération retardée et limitée induisant un retour à l’entrainement avec des batteries rechargées à 60% et pas 100% !

Erreur n°2
Ne miser que sur les gels et l’eau plate en compétition.
Limiter ta stratégie nutritionnelle en course à l’unique prise de gels et d’eau plate, c’est faire 1/8e du travail et te priver de solutions alternatives ou complémentaires qui amélioreraient tes performances, mais aussi ta récupération post compétition.

Ce que tu risques en te limitant aux gels et à l’eau plate :

  • Mauvaise assimilation et douleurs stomachales
  • Wrong timing dans la prise et rechute ou hypoglycémie. Les gels ont un effet coup de fouet mais qui hélas, ne dure jamais longtemps.
  • Hyponatrémie liée à un apport insuffisant en sodium
  • Rupture de l’équilibre en électrolytes liée à une compensation des pertes avec une boisson adaptée
  • Résultat : tu te mets en difficulté alors qu’une approche nutritionnelle calibrée devrait au contraire te faciliter la tâche.

Erreur n°3
Faire l’impasse sur l’entrainement du système digestif ou « gut training »
Un système digestif qui n’est pas habitué à être sollicité pendant l’effort finira par te poser des problèmes en compétition. Tu entraines tes muscles, ton coeur et tes articulations, pourquoi ne le fais-tu pas avec ton système digestif alors qu’il est un acteur clé de ta performance. 1Une étude sur les troubles digestifs chez les marathoniens a révélé que 27% d’entre eux ont signalés avoir subi des symptômes gastro-intestinaux pendant la course. On comprend que ces conditions sont loin d’être idéales pour atteindre son objectif.

Faire l’impasse sur l’entrainement intestinal ou « gut training », c’est s’exposer le jour J à :

  • Des nausées, points de côté, vomissements, envies pressantes, gaz….
  • Une course désagréable.
  • Un DNF ou abandon pour cause de gênes intolérables

Erreur n°4
Faire l’autruche sur les déficits mico-nutritionnels

Les sports d’endurance sont particulièrement énergivores et nombreux sont les athlètes (amateurs compris) à cumuler les déficits en vitamines, minéraux et oligo-éléments. Plus tu laisses trainer, plus tes déficits se creusent, pour t’amener insidieusement et plus ou moins silencieusement vers :

  • Le surentrainement, la fatigue chronique
  • Faiblesses immunitaires / atteintes virales régulières
  • Dysfonctionnements hormonaux (thyroïde, aménorrhée, libido en vrac, burn out…)
  • Blessures et fractures de fatigue
  • Dépression, moral en dent de scie

Erreur N°5
Se complémenter à l’aveugle
Prendre des compléments au hasard sans avoir objectivé tes besoins avec un spécialiste est problématique pour plusieurs raisons :
Certaines vitamines ou anti-oxydants pris en excès ou sans besoin réel peuvent être néfastes et avoir l’effet inverse de celui escompté.
Prendre ou associer certains compléments au mauvais moment peut annuler leur assimilation, voire provoque de l’oxydation.
Notons aussi ici qu’en voulant aller au plus économique, certains laboratoires peu scrupuleux vont sacrifier la qualité et l’efficacité de leurs produits en choisissant des molécules moins assimilables. C’est souvent le cas pour le magnésium qui doit faire l’objet d’une attention particulière.

En te supplémentant à l’aveugle, tu risques de

  • Perdre ton temps
  • Perdre ton argent
  • Et parfois même, perdre ta santé alors que tu pensais bien faire

Ces 5 erreurs, je les retrouve chez 90% des athlètes que j’accompagne.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour y remédier et remettre de la cohérence, et de la science dans ce que tu fais, avec à la clé des performances à la hauteur de ton potentiel et de l’énergie pour t’entrainer.

C’est ce que je propose de voir en consultation avec :

  • Une analyse complète de ta nutrition
  • L’objectivation de tes déficits
  • L’nalyse de ta nutrition autour et pendant tes sorties et compétitions
  • L’évaluation de tes capacités de récupération

À partir de là, je te propose un protocole complet pour t’aider à atteindre les performances pour lesquelles tu t’entraines sans sacrifier ta santé.
Si tu souhaites prendre rendez-vous, tu peux me contacter via ce formulaire.

  1. https://www.mdpi.com/2072-6643/10/7/811?utm_source=chatgpt.com ↩︎

Fatigue chronique du coureur, la reconnaitre et en sortir !

Copyright Emilie Vagner

Cet article et son contenu ne se substituent pas à l’avis d’un professionnel. En cas de fatigue durable et inhabituelle, je vous invite à consulter votre médecin traitant. Une fatigue qui ne s’explique pas ou qui semble démesurée peut être le signe d’un problème de santé grave.

La fatigue est un sujet récurrent chez le coureur d’endurance qui doit constamment jongler entre entraînement, vie personnelle, travail et principe de réalité. Et avec le temps, cet équilibre peut vite s’avérer fragile et entrainer l’athlète vers une fatigue, qui, à force d’être ignorée ou minimisée, se transformera invariablement en épuisement.

En effet, lorsque l’on n’y prête pas attention, que les sources de fatigue s’accumulent et que derrière la récupération est insuffisante ou de piètre qualité, alors la fatigue chronique peut s’installer, et faire insidieusement le lit du surentrainement ou du burn-out du sportif.

Attention donc à rester vigilant aux signes que vous envoie votre corps et à savoir y répondre de manière adaptée et immédiate pour ne pas vous laissez glisser vers un épuisement dont il sera bien plus difficile de sortir après.

Fatigue? Fatigue chronique? Surentrainement?
Qu’est-ce qui les différencie? Comment savoir où on en est?

* La fatigue : C’est une réaction normale et proportionnée du corps face à une sollicitation externe dont on se remet facilement.

Exemple :
Je sors d’un gros bloc d’entrainement > Je suis fatigué(e), mon corps récupère et s’adapte, je retrouve mon énergie d’avant.
J’ai un peu moins bien dormi cette nuit > Je suis un peu plus fatigué(e) qu’à l’habitude
Cette fatigue ne s’installe pas et disparait lorsque la personne peut se reposer, dormir, faire une sieste, être en week-end. Bref, récupérer correctement.

Manifestations physiques et psychiques : bâillements, envie de faire la sieste, mollesse qui cèdent après repos. Cet état de fatigue normale ne dure jamais plus de 48h.


* La fatigue chronique : Plus ennuyante, elle s’installe lorsque les sollicitations externes provoquant une fatigue habituellement normale s’accumulent dans le temps (ou se multiplient) et que l’athlète ne parvient plus à récupérer durablement : Il y a une oscillation permanente entre « finalement ça va » et « ah non en fait je suis fatigué(e) » L’athlète est sur le fil et comme ses adaptations ne se font plus correctement, il peine à récupérer et ne progresse plus.

Exemple :
Je suis en prépa marathon + mon enfant me réveille la nuit + Je ne mange pas suffisamment + J’ai des soucis au travail.
J’ai augmenté mon volume et l’intensité de mes entrainements, j’ai enchainé plusieurs compétitions à la suite.

Les sources de fatigue sont trop nombreuses et la récupération en face insuffisante ; résultat, l’athlète bascule dans un état de fatigue constant dont il peine à se remettre vraiment.

Manifestations physiques et psychiques : Irritabilité, difficultés à dormir ou sommeil qui ne semble jamais suffisant, allongement du temps de récupération, difficulté à s’entrainer, perte de concentration, VFC en baisse, instable, fréquence cardiaque augmentée à l’effort, perte de plaisir à l’entrainement, baisse immunitaire (l’athlète tombe de plus en plus souvent malade)


* Le surentrainement : Encore plus problématique, le surentrainement arrive lorsque le corps ne tient plus et est complètement dépassé par les stress qu’il reçoit et dont il n’arrive plus à se remettre du tout. Là, l’athlète ne parvient plus à s’entrainer, l’atteinte peut être hormonale / endocrinienne, et affecter le système immunitaire. Le surentraînement concerne jusqu’à deux tiers des athlètes à un moment ou un autre de leur carrière sportive.1

Exemple : Je n’ai pas écouté les signaux que m’envoyaient mon corps alors même que je me savais de plus en plus fatigué, j’ai continué à m’entrainer dur mais je cumule trop de « stress » et ne parvient pas à récupérer du tout. Je bascule, je n’en peux plus.

Manifestations physiques et psychiques : Toutes les manifestations de la fatigue chronique + réveils nocturnes (2 – 4h) énergie le soir alors que la journée est difficile à vivre, incapacité à s’entrainer + atteintes physiques possibles : dépression / perte ou allongement du cycle menstruel ou de la libido chez l’homme / irritabilité +++ / perte totale de plaisir à l’idée de s’entrainer + douleurs musculaires et ostéo-articulaires ou blessures.

Mais quelles sont les différentes sources de fatigue à part l’entrainement?

Souvent, mes athlètes en fatigue chronique s’étonnent de ne pas récupérer alors qu’ils dorment « bien ». C’est oublier qu’il n’y a pas que l’absence de nuit réparatrice qui provoque de la fatigue, et qu’en miroir, le fait de bien dormir peut ne pas suffire à récupérer. C’est d’ailleurs là que la différence se fait entre une fatigue normale et une fatigue chronique.

Voici une liste de facteurs pouvant induire une fatigue chronique. Il n’est pas nécessaire de cocher toutes les cases, parfois 2-3 sources accumulées sur du moyen-long terme peuvent suffire à faire basculer l’athlète.

1. Une charge d’entrainement mal gérée avec trop peu de temps d’adaptation laissée au corps et au mental (trop de volume d’un coup / trop d’intensité d’un coup / trop des deux d’un coup)

2. Une nutrition qualitativement et quantitativement défaillante (déficits en glucides, protéines, lipides, excès de produits transformés, de cuissons fortes, de sucres raffinés…)

3. Des déficits micro-nuritionnels ou carences qui font que le corps ne peut plus assurer du tout à l’entrainement et en récupération (ferritine, coQ10, zinc, vit D, vit B…)

4. Une consommation accrue des réseaux sociaux

5. La comparaison / compétition (Strava…)

6. Trop de stimulations (visuelles, olfactives, auditives) quotidiennes (vivre en ville à contre coeur…prendre les transports chaque jour)

7. Trop de sollicitations externes (notifications, smartphones, ordinateurs, appels, sms, whatsapp…)

8. Des tensions familiales

9. Des troubles fonctionnels plus importants : hypothyroïdie, résistance à l’insuline, dépression…


Alors comment faire quand on se sait en fatigue chronique pour ne pas basculer dans le surentrainement ou le burn-out?

La première des choses à faire, c’est prendre une pause, pour comprendre ce qu’il se passe et analyser les différentes sources de fatigue dans sa vie.

Si l’on n’est pas encore vraiment en fatigue chronique installée, revoir sa charge d’entrainement peut être une bonne idée. Certains types de sorties permettent de relancer les mitochondries et donc la production d’énergie cellulaire, c’est notamment le cas des sorties en endurance fondamentale.
Mais il importe aussi de ne pas laisser complètement l’intensité de côté car elle joue un rôle dans la production de mitochondries. À individualiser en fonction du niveau de l’athlète et de sa fatigue.

Quoi qu’il en soit, si vous vous sentez fatigué(e), vous pouvez déjà appliquer les conseils qui suivent (bien sûr, ils sont tous à individualiser pour des résultats durables et solides)

Sortir de la fatigue chronique : Mes conseils de naturopathe et micro-nutritionniste

1. Périodiser et individualiser l’entrainement, trouver un coach à l’écoute, ne plus suivre de programme en ligne qui ne prend pas en compte votre niveau de fatigue ou votre réalité propre.

2. Revoir la qualité et la quantité de sommeil : optimiser avec des plantes (valériane, tilleul, aubépine) ou de la mélatonine végétale / faire attention à respecter – réguler ses rythmes circadiens avec une exposition solaire matinale, des heures de coucher et de lever régulières.

3. Améliorer sa nutrition : Consommer des produits frais, de saison, locaux, les moins transformés possibles / augmenter la part de crudités (si le système digestif va bien) et de principes végétaux colorés / Attention à consommer suffisamment de glucides (complexes de préférence) mais attention aussi à ne pas consommer trop de sucres rapides : les yoyos glycémiques sont épuisants pour l’organisme en plus d’être mauvais pour la santé.

4. Optimiser son hydratation : Boire au moins 2L d’eau par jour : filtrée ou faiblement minéralisée (hors jours de sortie longue ou d’intensité – on favorisera alors une eau riche en minéraux dans des quantités adaptées à ses besoins)

5. Optimiser son statut micro-nutritionnel vérifier les déficits en vitamines et minéraux (les déficits en ferritine sont très fréquents chez la femme et peuvent occasionner une fatigue accrue).

6. Faire un break avec les réseaux sociaux : Passer plusieurs jours en OFF si possible, ou commencer petit avec des périodes de 1 à 2h sans téléphone portable ni notification.

7. Sortir courir sans montre ni data : Cela permet de s’affranchir du stress des allures / FC / KM et de se reconnecter à ses sensations (elles doivent être bonnes)
Réduire l’allure pour juste prendre du plaisir sans ajouter de fatigue.

8. Ralentir, s’offrir des moments de ressourcements : Si vous en avez la possibilité, offrez-vous ou faites-vous offrir un week-end au vert, une séance de hammam ou de sauna, un massage relaxant, deux heures dans un SPA. Détendez-vous, prenez soin de vous.

9. Avoir recours à la phytothérapie : Faire une cure de plantes adaptogènes (une fois que la nutrition / hydratation et que les sources de stress sont identifiées) : rhodiola, ashwaghanda, éleuthérocoque peuvent vous être d’une grande aide. Bénéficier des vertus de l’épinette noire en rituel de massage sur les reins. Me contacter pour plus de détail, l’usage des plantes demande de prendre des précautions et peut-être contre-indiquée dans certaines situations.



En revanche, si vous sentez que votre fatigue devient trop lourde à gérer et chronique et que vous semblez vous y installer, je vous invite à contacter un professionnel qui saura vous accompagner avec un programme adapté afin de vous remettre sur pied et de vous aider à comprendre ce qui vous a fait basculer et comment ne plus partir en fatigue chronique.

L’accompagnement ÉLITE que je propose offre une approche globale 100% individualisée qui me permet de comprendre votre hygiène de vie & votre vie sportive sans rien laisser de côté. De votre statut micro-nutritionnel à vos performances, en passant par vos sensations post séances ou l’eau que vous buvez, j’analyse en profondeur votre mode de vie global pour vous proposer ensuite des outils adaptés à vos besoins et votre réalité et vous permettre de continuer à vous entrainer et à progresser tout en prenant soin de votre santé.

N’hésitez pas à me contacter si vous vous sentez concerné(e)s !

À bientôt et prenez soin de vous, chers athlètes !

Emilie Vagner – Nutritionniste & Naturopathe – Spécialité trail et course à pied

  1. Mc Kenzie D. Markers of excessive exercise. Can J App Physiol 1999;24:66-73. ↩︎